Apres deux heures de voiture de Chiang Rai, nous arrivons a Chiang Khong et nous presentons au bureau de l'immigration thailandaise. Nous rencontrons un couple de
nantais qui fait le tour du monde avec ses deux petites filles, Salome et Marilou. Nous sommes impressionnes par leur aventure humaine. Nous engagons la conversation mais ils partent vers le
nord du Laos et nos chemins se separent.
Pour entrer au Laos, il faut traverser le Mekong sur une barque jusqu'a Huay Xai, petit port fluvial sur l'autre berge. Trois guichets du bureau de l'immigration se trouvent a l'etage d'une
maison sans charme. Les routards se relayent pour se voir delivrer le fameux sesame, soit un tampon en guise de visa . Il faut y laisser quelques coupures a l'effigie de l'Oncle Sam. Il
voyage bien le vieux ! Une fois celui-ci obtenu, il faut presenter son passeport a un militaire en uniforme ecrase de chaleur qui essaye de se faire tout petit sous son parasol rouge delave. Il
est assis au milieu d'une rue en pente, derriere une table de formica. Pas un bonjour, pas meme un regard et nous entrons au Laos en avancant d'un pas, nous aussi ecrases par le poids de nos sacs
dos.
Nous decidons de rejoindre Luang Prabang en descendant le Mekong, soit 250 kilometres. Deux solutions s'offrent a nous. Une plutot digne d'un choix que pourrait faire un bon pere
de famille : le slow boat aussi appele heua saa qui met deux jours (2 fois 8 heures) pour faire le trajet, avec une nuit a Pakbeng. Ce sont de longs bateaux en bois colores, pas
tres larges, avec des fenetres ouvertes et deux cabines, une a l'avant pour le pilote, une l'arriere pour sa femme. Des chaises en bois ou des fauteuils recuperes dans de
vieux autobus acceuillent les passagers. L'autre solution plus sport et fortement deconseillee par les guides et les forums de voyage qui evoquent des accidents et des chapelles
ardentes : le speed boat ou encore heua wai. Il s'agit d'une barque en bois de 4 metres a ras de l'eau qui pourrait ressembler a une grosse planche de surf avec des bords, jaune avec des
tatouages de dragons, comme pour conjurer le sort ou draguer les esprits. A l'arriere un moteur enorme de voiture Toyota 16 Valve avec une longue tige en fer flanquee d'une helice. Malgre le
danger potentiel nous optons pour cette option. Il faut dire que le trajet se fait en 6 heures seulement !
De l'embarcadere nous prenons place sur le speed boat. Nous sommes assis quasiment sur le fond, seule une petite banquette en sky nous sert de siege. Le dossier est une planche de bois. Nous
genoux touchent quasiment nos tetes, puisque nous sommes 8 a bord avec tous les bagages entreposes sous une bache bleue a l'avant. Le pilote distribue vieux gilets de sauvetage et casques.
Ambiance clandestin sur un fleuve surveille. Le moteur demarre. Il fait un boucan d'enfer. Et c'est parti ! La frele embarcation glisse sur l'eau ou plutot fonce sur l'eau. Le Mekong n'est pas un
long fleuve tranquille. Entre les rapides, les tourbillons, les virages negocies entre les rochers a fond les manettes et les les rondins de bois a eviter, nous sommes morts de
trouille la premiere heure. Nous pensons a Pironi et Casigarri. Au bout de la deuxieme heure, nous ne pensons plus qu'a nos fesses : elles nous font un mal de chien! Au bout de deux
heures et demi, nous sommes a Pakbeng! Le bateau accoste au poton d' un restaurant flottant. Nous y passons une demi-heure et grignotons ce qui reste des 4 bananes achetees avant de partir :
pas grand chose; elles ont autant souffert du voyage que nous. Au moment de repartir, on nous annonce que nous devons changer de bateau. Pas de probleme. Enfin si : il n'y a pas suffisament de
casques sur celui-ci. Nous finissons le trajet les cheveux au vent et la boule au ventre. Le Mekong coule au milieu des montagnes. Des villages sur pilotis s'accrochent a celles-ci, faisant
augurer des crues du fleuve. Des flammes dechirent la foret d'arbres primaires et majestueux dans un crepitement inquietant. Une epaisse fumee s'echappe. La terre brule pour accueillir les
futures cultures. Des hommes pechent ou cultivent leurs champs verts a flanc de berge. Des buffles viennent se baigner a la recherche d'un peu de fraicheur. La vie s'ecoule paisiblement. Nous
arrivons finalement a quelques kilometres de Luang Prabang. Le bateau nous debarque. Des touk-touks nous attendent quelques dizaines de metres plus haut. Nous gravissons la haute berge; le poids
des sacs, la fatigue, le manque de calories et nos muscles ankyloses rendent l'exercice perilleux.
Sur le chemin qui nous mene a la ville, nous nous faisons copieusement arroses par des gamins chafouins. C'est pas le moment de nous chercher. Nous nous ennervons degainant au passage
quelques gestes obscenes. Un touriste qui partage notre touk touk et qui a lu son guide plus que nous, nous explique que nous sommes au debut du Songkan (fete de l'eau). Celui-ci dure 3
jours et marque le debut du Nouvel An lao. Nous ne sommes pas au bout de nos peines.
Nous arrivons enfin a Luang Prabang. Cette ville de 26000 habitants, entouree de montagnes, se trouve au confluant de la Nam Khan et du Mekong. Il s'agit d'une ancienne ville coloniale, que
l'architecture ne peut trahir, et d'un haut lieu de spiritualite, ancienne capitale royale, avec ses 32 temples. La ville est inscrite au patrimoine Mondial de l'UNESCO. Cet
endroit a un charme fou! Calme tout en etant anime, raffine sans etre pretentieux, on y trouve plein de choses qui commencent a nous manquer : de la bonne baguette, de delicieux restaurants
francais, des journaux et des livres francais! Apres un diner rapide dans un joli cafe, nous rentrons nous coucher.
Le premier jour, nous partons a la decouverte de la ville. Nous pensions louer une mob mais depuis peu c'est mission impossible. Il est maintenant interdit aux etrangers d'en louer. Raison
officiellle : trop d'accidents. Nous penchons pour une autre explication : Lobbying des touk-touks ! Quoiqu'il en soit c'est a pied que nous arpentons le marche et les ruelles. Nous grimpons en
fin de journee sur la colline pour voir le That Chomsi, un temple. De l'autre cote, nous visitons une grotte sanctuaire avec une statue de Buddha et nous tombons ensuite nez a nez avec
une empreinte de ce dernier...plus grosse que celle du Yeti ! Mais les bobos au Laos n'ont pas peur. Sur le bord du Nam Khan des enfants jouent dans l'eau a se laisser emporter par le courant.
D'autres usent la meme technique avec des filets de peche. Une partie de foot s'improvise sur la berge. Nous traversons le petit pont en bambou pour se meler a leurs jeux. Nous faisons un
concours de ricochet avec un garconnet qui porte la tristesse sur son visage. Meilleur choix des galets ou meilleur entrainement, il nous bat a plate couture. En haut d'un escalier creuse dans la
terre par le passage des habitants, nous accedons a un village. Les enfants nous envoient de l'eau avec leur pistolet tandis qu'un singe domestique repete ses figures de gymnastique. Un moine
nous accueille dans son temple. Nous parlons un peu. Il est deja l'heure du massage quotidien.
Le lendemain, apres avoir change d'hotel pour la deuxieme fois en deux jours, nous optons pour l'option velo. La chaleur est etouffante des 10 heures du
matin. Nous descendons a l'embarcadere des ferrys dans l'espoir de trouver une bonne ame pour nous faire traverser le fleuve. Un homme oisif accepte. Il charge nos deux velos sur sa longue
pirogue plate. Nous donne un siege en bois qu'il a du confectionner lui-meme. L'eau manque de rentrer mais la traversee ne durera pas longtemps. Il nous debarque au milieu d'un champs. Un
raidillon en terre nous emmene, velo sur le dos, a un autre escalier. Apres moultes efforts nous sommes au coeur d'un village qui semble s'etre arrete au moyen age. Nous empruntons une route de
terre sineuse prenant soin d'eviter les chiens, les poules, les canards et les enfants. Ces derniers nous assaillent en criant "Sabaidiiiiiiiiiiiiiiii" (bonjour). Ayant oublie notre
reserve de bics, nous craquons et leur distribuons des chewing-gums. Nous empruntons des chemins escarpes pour acceder a deux temples perdus dans
une vegetation luxuriante, digne d'une jungle! La chaleur est a peine supportable. Heureusement, deux enfants nous emmenent vers une grotte de 55 metres de prfondeur : enfin un peu de fraicheur!
Nous descendons des marches abruptes a la lueur de nos torches. Nos petits guides nous indiques tous les tresors de l'endroit:bouddhas en bois, en pierre, sans tete, sans bras, vieux, moins vieux
et impressionnants stalactites. Nous retournons ensuite vers "l'embarcadere":notre batelier ne nous a pas attendu...un pecheur affaire a reparer son filet, nous propose de nous raccompagner sur
l'autre rive. It is massage time!
Notre troisieme jour commence tres tot : nous sommes dans la rue a 6h10 pour donner l'aumone aux moines, comme le fait tous les jours une grande partie de la population. La brume matinale est
tres epaisse. A notre demande, l'hotel a prepare un panier de riz gluant. Nous disposons une natte sur le sol. En signe de respect, nous nous dechaussons, nous nouons une echarpe
traditionnelle a la maniere d'un maire et nous nous agenouillons. L'ambiance est sur-realiste. Apres quelques minutes, nous voyons arriver les premiers moines. Ils avancent par groupe de dix
environ. Ils nous regardent a peine, soulevent le couvercle de leur boite a offrandes, deja bien remplie, qu'ils portent en bandouliere. Nous leur distribuons du riz encore chaud... le bout
de nos doigts s'en souviendront. Il ne faut pas ralentir le rythme, nous preparons donc des boulettes a l'avance entre le passage de deux groupes. Ainsi en une demi-heure nous voyons defiler plus
de 200 moines. Le rituel est incroyable. Une fois le distribution terminee, tout le monde se leve et vaque a ses occupations le plus naturellement du monde. Nous nous installons a la terrasse
d'un cafe a peine ouvert. Apres avoir pris notre petit-dejeuner, nous changeons d'hotel pour la troisieme fois en trois jours. Nous sautons ensuite dans un tuk-tuk camion direction les chutes
d'eau de Kuang Si. La route serpente a travers les rizieres. Au bout d'une heure nous arrivons. Nous avons hate de tester les piscines naturelles. Tellement hate que nous empruntons l'acces
goudronne, laissant sur notre droite un sentier de randonnee. Nous arrivons au pied des chutes. Il y a un concours de beaute sur l'air de pic-nic. Sur la droite, un petit pont en bois traverse
les chutes puis un sentier monte vers ce que nous esperons etre les fameuses piscines naturelles. Au bout de dix minutes de bonne grimpette, le sentier s'arrete net. Nous rebroussons chemin. Il
doit s'agir du chemin qui part vers la gauche. Nous l'empruntons. C'est reparti pour 20 minutes dans la foret. Il fait tres tres chaud, la pente est tres tres raide, nous perdons des litres
d'eau. Encore rate. Nous sommes au dessus des chutes dans un trou d'eau croupie qui est un vivier a moustiques. Nous redescendons et demandons a un guide
local. Il fallait prendre le petit chemin de terre. Les piscines sont devant nous dorenavant. L'eau est cristalline. Nous devons cependant nous contenter de les regarder car nous avons fixe une
heure de retour avec notre chauffeur de tuk-tuk. Il est presque 15 heures quand nous nous attablons devant un poulet au curry. La fin d'apres-midi sera consacree a la detente.
Le lendemain matin, nous changeons a nouveau d'hotel. Nous sautons dans un tuk-tuk direction l'aeroport. Il s'agit d'un grand jour puisque les parents de Nayla arrivent de Bombay via Bangkok. Les
fetes de la nouvelle annee continuant de battre leur plein, nous nous sommes equipes de deux parapluies afin d'eviter les bombes a eau, seaux d'eau et autres pistolets a eau. Les autochtones sont
tres joueurs que ce soit entre eux ou avec les touristes. Nous prenons possession de nos chambres et allons dejeuner. Malgre la fatigue des parents bobos, nous prenons un bateau pour retourner
sur l'ile d'en face. Apres un massage, nous dinons dans un restaurant francais "l'elephant". Le moelleux au chocolat fait mouche.
Le lendemain, nous reprenons le meme batelier que la veille. Il parle bien francais. Des restes du lycee nous explique t'il. Il est souriant et nous sommes conquis. Nous remontons le mekong a
contre courant a bord de son bateau. Le temps s'ecoule lentement, le soleil commence a se faire present. Il nous faudra deux heures pour arriver aux grottes de Pak Ou. Un escalier monte le long
de la falaise jusqu'a une premiere grotte. Celle-ci contient une collection de 4000 statues de bouddha de toutes les tailles. Un chemin avec des centaines de marches monte vers une deuxieme
grotte, Des enfants, sales et en guenilles, vendent des moineaux dans de petites cages en bambou. La coutume veut qu'une fois arrives en haut du chemin, nous fassions un voeux; pour qu'il se
realise, il faut ouvrir la cage et laisser le petit oiseau s'envoler. Nous distribuons des bics aux enfants. C'est l'emeute. Cinq, puis dix puis vingt bambins pleins d'impatience tendent leurs
mains pour attraper un bic. Les plus grands portent les plus petits. Il n'y en aura pas assez pour tout le monde. La montee est rendue penible par la chaleur. une femme loue des torches a
l'entree de la seconde grotte. Il fait frais et sombre. Une statue de bouddha trone au fond. Nous redescendons. La vue sur le Mekong est magnifique. Nous reprenons le bateau et nous aretons dans
un village traditionnel. Des hommes distillent l'alcool de riz dans des alambiques. Leurs etals recelent de bouteilles d'alcool ou serpents et autres scorpions sont prisonniers. Le vendeur
nous vante les merites aphrodisiaques de la potion en utilisant des gestes comprehensibles par un mineur mais peu urbains voire classes X. En nous enfoncant dans le village, nous decouvrons un
joli temple avec, dans la cour, une petite maison rose bonbon. Le bateau nous attend sur la berge. Il ne nous faudra, dans ce sens, qu'une heure pour rejoindre Luang Prabang. Apres le dejeuner et
un massage, il est deja l'heure de rejoindre l'aeroport.
Nous partons le soir meme pour Vientiane, la capitale du Laos. Les turbulences secouent notre ATR 42 a helices. Un taxi anglais nous attend a notre arrivee. Un homme elegant en
descend et s'occupe de nos bagages. L'hotel a un charme tres colonial.
Le jour se leve. Nous decouvrons la ville a pieds. Elle ne nous emeut pas. Notre progression est difficile, la temperature avoisinnant les 36 degres des dix heures du matin. Nous
partons trouver un peu de fraicheur dans un mall. Nous nous faisons copieusement arroser. L'apres-midi se deroulera au bord de la piscine. Le soir, tous les restaurants sont fermes pour cause de
nouvelle annee. Quelle drole d'idee une nouvelle annee qui ne tombe pas un 31 decembre et surtout par cette chaleur. Nous atterissons en fin de compte dans une bakery scandinave et nous nous
regalons d'immenses pizzas. Nous finissons la soiree par une partie de bowling. La salle est digne de celle du jardin d'acclimatation et les locaux sont de redoutables joueurs.
Le reveil est difficile. Le vol pour Pakse est a six heures du matin. A notre arrivee un mini bus nous conduit a un embarcadere, situe a une heure de l'aeroport. Des
embarcations en bois dechargent sur une plage de sable brun leurs flots de pietons et de mobylettes. Nous embarquons pour vingt minutes de navigation sur une grande planche de bois entre deux
coques; des chaises en osier nous permettent de nous asseoir . L'hotel en bois fait face a une immense plage. Des buffles descendent de la plage pour s'ebrouer dans l'eau. Un motoculteur
nous attend et emprunte un chemin de nattes pour gagner la reception. Bienvenue a l'eco-lodge la Folie N. Nous prenons un petit dejeuner. Puis nous nous saisissons de quatre VTT que nous
embarquons sur le navire de fortune. Nous gagnons la bourgade de Champassak sur l'autre rive. Une route goudronnee de 8 km doit nous mener au Wat Phou, temple de la periode Khmer
(comme les temples d'Angkor) perdu dans la montagne. Les habitants fetent dignement la nouvelle annee. Ils se reunissent au son de mauvaises sonos, boivent de la biere, dansent et jettent de
l'eau. Au bout de quelques coups de pedales, nous sommes trempes. La route est bordee de maisons, de temples et de champs. Des femmes recoltent le riz. Leurs tenues colorees se detachent des
champs verts. Au bout d'une heure de velo, toujours pas de temple en vue. Il est finalement beaucoup plus loin que prevu, ce qui nous oblige a emprunter au gardien sa mobylette pour aller
chercher la maman de Nayla qui a cale a 500 metres de la, lasse de nos promesses. Le temple se repartit sur trois niveaux. Au niveau inferieur des colonnes accueillent le visiteur. Au
niveau intermediaire, deux palais en ruine nous permettent d'apprecier toute la finesse de l'architecture khmere. Des marches en pierre conduisent au niveau superieur entre foret et
falaise. Un temple abrite une statue de bouddha devant laquelle des pelerins se recueillent et deposent des batonnets d'encens. Le retour se fera en tuk-tuk, les velos sur la galerie.
L'apres-midi sera consacree a la sieste et a la piscine.
Le lendemain matin apres le motoculteur et la barque, nous montons dans un minibus direction Don Khong et les 4000 iles. Nous suivons toujours le cours du Mekong, ce fleuve traverse cinq pays. Au
bout de deux heures de route, nous mettons pied a terre sur une plage de terre ou sont accostes une vingtaine de bateaux en bois. L'endroit est touristique a en juger le nombre de cars et
d'echoppes en bois. Nous embarquons et empruntons un canal. Au bout d'une demi-heure nous arrivons a Don Det qui fait face a Don Khon. Une rue en terre traverse un village sans ame. Des restes du
passe colonial francais de l'ile sont encore visibles : des maisons en ruines, un pont et une ligne de chemin de fer. Cette derniere etait utilisee pour transporter les marchandises en
provenance du cambodge qui etaient dechargees en amont des chutes afin de les recharger ensuite sur d'autres navires. Elles pouvaient ainsi poursuivre leur trajet sur le Mekong vers la Chine. En
allant decouvrir les fameuses chutes, l'idee germe de ne passer qu'une journee a visiter les iles. Un avion semble partir le lendemain matin de Pakse. Nous ecourtons un peu la visite et remontons
dans la barque. Une multitude de canaux serpentent entre les iles. Des enfants relevent avec agilite leurs lignes de peche en attrapant la bouteille en plastique flottant a la surface. Il faudra
plus de trois heures a contre courant et en suivant le chenal materialise par des bornes de beton rouges et blanches pour arriver a Don Khong. Puis deux autres heures de bus pour
rejoindre Pakse. Sur la route des buffles profitent de mares de boue pour se rafraichir. On dirait des jacuzi nature et decouverte. L'hotel est glauque et le diner fade. A cinq heures du matin,
un tuk tuk nous attend direction l'aeroport. Nous parvenons a changer nos billets et a embarquer direction Siem reap au Cambodge.