Dimanche 23 mars 2008

Stop de deux jours entre Inde et Myanmar !

Modernité et propreté règnent dans l'aéroport. Le guichet taxis est d'une organisation sans faille. Cela n'empêche pas notre chauffeur de se perdre dans les dédales de ruelles. La communication est difficile tant son anglais est proche du thaï. Quelques coursiers, affalés devant leur boutique, finissent par nous remettre sur le chemin. L'hôtel est situé au bord du fleuve Chao Phraya. De là, partent des dizaines de ruelles qui nous mènent à un marché. Pause manucure dans un salon de coiffure d'un autre temps.


Puis de l'embarcadère Tha Wang Lang, nous sautons dans un bateau bus direction The Oriental (un hôtel mythique à Bangkok). Le bateau est bondé. Sur le côté droit, un emplacement est réservé aux moines. Nous descendons le fleuve au rythme des arrêts réguliers à des pontons de bois et de fer. Un jeune homme, à l'arrière, guide les manoeuvres à coup de sifflet. Le trafic est intense entre les bateau taxis et les barges regorgeant de marchandises. Elles sont tractées par de bruyantes petites embarcations. Notre stop est en vue. Nous sommes en quête du fameux massage thaïlandais. Nous déambulons dans les rues lorsque nous sommes abordés par un vieil homme qui nous inspire confiance. La discussion s'engage sur les curiosités du quartier. Nous lui soumettons alors notre recherche. Sans tarder, il hèle un rickshaw et lui indique l'adresse d'un centre tout en nous garantissant bienfaits et bonheur. L'établissement est sans charme mais une armée de masseuses est prête à oeuvrer. Cependant le tarif, incluant certainement les commissions du vieil homme jovial et du chauffeur, nous fait faire demi-tour. Comme le Lonely Planet le dit si bien : "dans cette ville survoltée, si quelqu'un vous adresse la parole, c'est qu'il en a apràs votre argent". Bien vu !

La mission du jour 2 est d'administrer à Romain sa troisième et dernière injection contre l'hépatite B. La chose semble aisée : notre hôtel se situe à un bloc d'un hôpital public bordé d'une vingtaine de pharmacies. Le précieux serum est vite acheté. Ne reste plus qu'à trouver le médecin. Nous entrons dans l'hôpital. Il ressemble à la Gare Montaprnasse un jour de grand départ. Nous poussons porte sur porte et tombons nez à nez avec toutes sortes de curieuses et inquiétantes pathologies. Au bout d'une demi heure, nous sommes finalement orientés vers le 4ème étage, bureau 404, centre des vaccinations. Il faut d'abord s'enregistrer au bureau 101, 1er étage! Nous faisons craquer l'infirmière avec notre air perdu et dépassé. Pour nous, elle accélère la procédure : un formulaire et une photo plus tard et nous voici en possession de la carte de membre de l'hôpital. Nous remontons au bureau 404, maintenant fermé pour la pause déjeuner. A sa réouverture, une infirmière bien compétente et efficace administre le vaccin en deux temps trois mouvement : même pas mal!

Nayla.jpgLa pluie salue notre sortie. 
Nous sautons dans le bateau direction Tha Chang. L'embarcadère donne sur une place. Des parasols abritent une quinzaine de restaurants de rue. Nous avalons un riz sauté et des nouilles sur une petite table en plastique. Nous attaquons ensuite la visite du Wat Phra Kaew, temple du bouddha d'émeraude et du Grand Palais, ancienne résidence royale. Nous enchainons la visite du Wat Pho, temple qui possède le plus grand bouddha couché de la Thailande : 46 mètres de long et 15 mètres de haut! Nous jetons des pièces dans une centaine de pots de cuivre, ceci est censé nous porter bonheur. Nous sautons ensuite dans un rickshaw direction le Mahboonkrong dit MBK (c'est quand même plus simple). Le MBK c'est un centre commercial avec 4 étages de boutiques " normales" et un étage de petits stands avec du kitsch et surtout du fake. Il est déjà 8 heures. Retour à l'hôtel en rickshaw. Le chauffeur est un pilote qui fait gronder son moteur à chaque feu. Nous avons l'impession d'être dans un jeu video. Il faut dire que son engin n'est en rien comparable aux pétrolettes de l'Inde. Ici on a affaire à du dragster!

Petit dîner romantique au bord du fleuve. Nuit courte... notre avion est à 6 heures du matin et l'aéroport a une heure de route de notre hôtel. A quelle heure nous sommes-nous levés ?

par Les bobos voyageurs
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Samedi 22 mars 2008
nayla.jpgNotre voyage en Inde commence de façon très bobo puisque l'avion qui doit nous emmener d'Abu Dhabi à Delhi est plein : nous voyageons donc en business!

L'arrivée à Delhi est beaucoup plus hard! Nous avons beau êtres prévenus, nous prenons la mesure de tout ce que nous avons pu entendre ou lire sur l'Inde : saleté, pauvreté, densité de la population! La ville ne nous séduit pas.
Après la visite du Red Fort avec son ambiance paisible, de la mosquée où nous devons payer sous prétexte que nous avons un appareil photo, des bazars bruyants et surpeuplés de la vieille ville, nous décidons de sauter dans un train pour Varanasi.
Nous passons donc notre deuxième nuit en Inde dans un train... de luxe!

Après 13 heures de voyage, nous arrivons à Varanasi, cité de Shiva, ville sainte au bord du Gange. Nous sommes fascinés par cet endroit qui, malgré une activité débordante est empreint d'une incroyable spiritualité. Nous passons notre temps à nous promener sur les Ghâts, succession de marches à ablution descendant jusqu'au fleuve; la plupart servent la vie quotidienne des habitants et des vaches : bain et lessive, les autres le Sacre : prières et crémations. Nous nous sentons bien dans cette ville : nous nous baladons en cyclo-pousse  et prenons nos quartiers dans un coffee shop végétarien et associatif : le bread of life bakery". Dans cette ville où l'alcool est prohibé, Romain a de la chance : notre coffee shop en sert à condition que la lumière soit éteinte et que le verre soit entouré de sopalin!
Nous repartons après 3 jours extrêmement apaisants et après une merveilleuse rencontre avec Baboul.

Nous prenons le train de nuit vers Agra ou nous avons decidé de nous arrêter seulement quelques heures : le temps d'admirer le Taj Mahal. Nous sommes censés arriver à 6h ce qui doit nous permettre de vivre le sunrise sur le Taj. Nos 6 heures de retard (en plus des 12 heures de voyage dans des couchettes pourries) nous obligerons à admirer le palais de marbre blanc sous le soleil de midi! L'endroit n'en demeure pas moins magnifique.

Nous repartons dans la foulée vers Jaipur, cette fois en voiture : 328 kilomètres que nous parcourons en 6 heures à cause de l'état pitoyable des routes et la présence d'animaux divers. Nous arrivons dans la ville rose en début de soirée et totalement lessivés.
Jaipur c'est la vieille ville avec ses bazars et son impressionnante succession d'échoppes : tissus, fleurs, légumes, bracelets, épices, cerfs-volants, pierres précieuses, outils... les couleurs sont incroyables, allant du rose fushia des saris des femmes au bleu limpide des yeux du marchand d'épices;
C'est le Palais des Vents et sa façade rose criblée de fenêtres octogonales ;
c'est le City Palace : palais dont au-delà des cours principales, s'élèvent les 7 étages du Chandra Mahal : la résidence du Maharaja.
Jaipur c'est aussi l'impressionnant Palais fortifié d'Amber, jadis capitale de l'état de Jaipur. Ils sont forts ces Rajputs!
Jaipur c'est enfin 2,63 millions d'habitants et autant de klaxons à la minute, des rues où se côtoient éléphants maquillés, chameaux décorés au henné tirant des carrioles, rickshaws, cyclo pousses, mendiants, chevaux blancs richement harnachés précédant les nombreuses processions célébrant des mariages.

Après la capitale du Rajasthan, nous prenons la direction de Pushkar, haut lieu de pèlerinage au bord d'un lac sacré à la lisière du désert. On trouve à Pushkar l'unique temple dédié à Brahma... la légende raconte que Brahma voulait pratiquer une automortification, plus communément connu sous le nom de TS (tentative de suicide), près du lac. Son épouse Savitri refusant de l'accompagner, il épousa une autre femme. Savitri, contrariée, fit alors le voeu que Brahma ne soit vénéré nul part ailleurs. Le temple de Savitri se trouve lui aussi à Pushkar, au sommet d'une colline que nous avons atteint après près d'une heure d'intense grimpette.

Pushkar est une étape confortable. La ville est plutôt calme et notre hôtel ,le "7th heaven", jouit d'une très agréable terrasse où nous prenons nos repas, passons du temps sur le net et lisons assis dans de confortables balancelles.

Après 2 jours dans ce lieu sacré, nous partons vers Jaisalmer, cité dorée trônant au milieu d'un paysage désertique. La traversée du désert du Thar étant longue, nous décidons de faire une halte à Bikaner. De Bikaner, il n'y a vraiment pas grand chose à dire... Seul son fort est impressionnant. Sa visite nous occupera pendant une heure!
Jaisalmer abrite quant à elle une incroyable forteresse qui évoque un château de sable géant perche au sommet d'une colline. Nous sommes très impressionnés par la beauté de cette ville,   ses ruelles étroites et ses nombreux haveli ouvragés.

Nous consacrons notre première matinée à Jaisalmer à la visite du superbe palais du Maharaja. L'après-midi, nous filons pour un "camel ride" dans le désert du Thar : un désert de pierres et de dunes à une centaine de kilomètres de la frontière pakistanaise. Il est d'ailleurs parsemé d'éoliennes qui fournissent l'électricité pour la surveillance de la frontière indo-pakistanaise. Nous goûtons enfin au silence : c'est la première fois depuis notre arrivée en Inde et ça fait du bien! Après un magnifique coucher de soleil, nous regagnons la ville.
Notre deuxième jour est marqué par une succession de rencontres : un couple d'espagnols vivant a San Francisco, un écossais tenant un incroyable carnet de voyage illustré par de magnifiques aquarelles et surtout un improbable dîner avec Julie et Julien, des amis de longue date, venus en Inde pour célébrer le mariage d'une de leurs amies. Nous avions prévu de repartir le lendemain, mais nous décidons de rester un jour de plus dans cette jolie ville dans laquelle nous nous sentons si bien.

Pour notre dernier jour, nous retrouvons les Jul's dans leur "artist's hotel". Nous prenons notre petit déj sur un toit terrasse au son d'une leçon de castagnettes. Le prof est indien, l'élève suisse allemand. C'est ensuite au tour de Julien de partager quelques accords de guitare avec l'indien et son jumbe. Nous visitons, ensuite, deux des sept temples Jains de Jaisalmer. Nous sommes impressionnés par le travail de sculpture effectué sur la pierre : de la dentelle taillée dans de la roche. Nous terminons notre séjour à Jaisalmer autour d'un chouette dîner en compagnie des Jul's.
Jaisalmer nous laissera un doux souvenir malgré des nuits entrecoupées de 1000 bruits : une mobylette passe à minuit et 100 chiens aboient, des camions passent à 3 heures et testent leurs klaxons musicaux, un marché aux légumes s'installe au pied de notre hôtel à 5 heures et la ville se réveille.

Nous quittons donc notre cité d'or pour nous rendre à Jodhpur. La ville ne nous séduit pas d'emblée. Nous nous sentons agressés par un tourbillon de voitures et d'hommes, de pollution et de saleté. Nous nous installons dans un haveli âgé de plus de 500 ans situé dans la vieille ville, notre nuit nous coûtera moins de 15 euros : un record pour des bobos! Nous nous réconcilions avec la ville et la nourriture indienne (avec laquelle nous commençons a avoir sérieusement du mal) en allant dîner dans un joli restaurant au coeur d'un jardin tranquille éclairé de chandelles.

Après une bonne nuit de sommeil, seulement perturbée par les aboiements de chiens combattants et les crachats d’un voyageur visiblement dérangé par la pollution , nous partons à l'assaut du fort de Jodhpur. En nous enfonçant dans la vieille ville et en prenant de la hauteur, nous comprenons pourquoi Jodhpur est surnommée la ville bleue. Le fort, appelé Meherangarh, est un véritable prodige architectural. La citadelle est perchée sur une colline haute de 125 mètres et ses remparts vertigineux impressionnent. À l'intérieur, un orfèvre semble avoir sculpté le palais. De cette citadelle, Rudyard Kipling, a dit qu'elle était l'oeuvre "d'anges et de géants". À la fin de notre visite, nous nous laissons conter notre avenir par Monsieur Sharma "well known astrologer and palmist". Nos lignes de vie, de coeur et d'argent ont révélé leurs secrets.

Après un déjeuner tardif dans notre restaurant maintenant fétiche, nous visitons le sardar market (bazars de légumes, d'épices, d'étoffes et de bijoux) qui borde la tour de l'horloge.
Le soir, après dîner, alors que nous traversons la ville en rickshaw, nous sommes confrontés à un spectacle particulier : la rue s'est transformée en dortoir. Des hommes et des femmes dorment sur des couches blanches disposées devant les échoppes maintenant fermées. Tout cela parait tellement "organisé". Nous avons l'impression que chacun a mis son pyjama! Cette scène s'inscrit pleinement dans ce chaos organisé qui, pour nous, symbolise si bien l'Inde. C'est la première fois, depuis notre arrivée, que nous voyons des hommes et des femmes dormir dans la rue. Pourtant, cela existe dans toutes les villes indiennes. Nous étions-nous, jusque là, interdit de voir cette misère extrême allant bien au-delà de la pauvreté ambiante a laquelle nous sommes maintenant acclimatés?

Le rickshaw poursuit son chemin et s'enfonce à vive allure dans les ruelles de la vieille ville. Le monde est partout, les échoppes sont ici encore ouvertes a cette heure de la nuit et les klaxons ont encore de la voix. Soudain nous sommes contraints à l'arrêt. Un cortège célébrant un mariage avance à contresens et ajoute un peu plus de désordre à ces rues déjà bondées. Une fanfare de musiciens donne le rythme. Les hommes dansent avec frénésie. Les femmes suivent sous leur sari multicolore. Le marié, assis sur un cheval blanc, croule sous les guirlandes de fleurs oranges. Les enfants encadrent ce dernier en portant à bout de bras des candélabres. Cette scène apporte un brin de gaîté.

Le lendemain, nous prenons la route direction Ranakpur et son temple Jains. Ce monument de marbre blanc impressionne par ses dimensions : 29 salles soutenues par 1444 colonnes, toutes différentes. Nous retrouvons la même subtilité architecturale qu'à Jaisalmer.

Nous décidons de poursuivre notre chemin pour passer la nuit à Udaipur. La route passe par la montagne, des plaines sèches et arides et des étendues vertes au pied de quelques cours d'eau. Des femmes lavent leur linge au bord d'une rivière. Le paysage, moins désertique que tous ceux que nous avons traversés jusqu’à maintenant, nous enchante.
Udaipur est surnommée la Venise Orientale. Des bâtiments blancs et des ghâts bordent le lac Pichola au milieu duquel flotte le Palais du Lac, construit par un Maharaja et devenu depuis un hôtel luxueux. Le lac est entouré par les Monts Aravalli. Une parfaite carte postale.
Après un dîner à la chandelle sur un toit surplombant le lac, nous retrouvons les Jul's épuisés par une longue journée de voyage. Nous buvons un verre sur le toit du Wonderview (notre hôtel dont "des travaux d'envergure ont fait des miracles). : Trop chouette de retrouver nos amis!
En vrac, pendant ces quelques jours à Udaipur, nous avons : fait du pédalo sur le lac crado, visité le City Palace et le Jagdish Temple, pris des photos kitchissimes dans le Saheliyon-Ki-Bary Garden, mangé des apple crumble à l'Edelweiss (café renommé), acheté des autocollants de Ganesh, mis notre linge dans une laundry pourrie en ayant fait promettre que la lessive ne se faisait pas dans le lac crado, bravé la montagne en Rickshaw pour admirer le coucher de soleil au pied du Palais de la Mousson, fait de la moto à trois (nous 2+un tailleur) pour aller acheter du tissu et faire copier de jolis pantalons, profité de nos amis, détraqué la configuration du blog, visité une école de dessins miniatures et passé à ses artistes une commande spéciale, acheté du dentifrice aryuvédique (nous attendons de voir si les plantes nous donnent des dents de Schreck), fait de l'Udai Kothi et de son joli toit éclairé par des chandelles notre délicieuse cantine... à la paisible!

Départ vers Bombay, notre dernière étape en Inde. Leila et Greg, des amis des Jul's, nous attendent à Bandra, quartier bobo et bollywood au nord de la ville.

À l'aéroport, tout semble étrangement simple : le responsable du guichet touristique nous indique que des taxis sont gares à la sortie et qu'aller a Bandra coûte 200 roupies. En effet, il y a une nuée de taxis de toutes les couleurs... mais lesquels sont officiels? Officiels ou pas, aucun ne bougera pour moins de 500 roupies! Nous sautons finalement dans un rickshaw qui file sur une autoroute bordée de bidonvilles. C'est la première fois que nous en voyons. Petite soirée très épicée entre français...
Nous passons notre dernière journée indienne à Colaba, quartier chic au sud de Bombay. Le chaos est toujours présent. Derrière le plus bel hôtel de la ville, des gens crèvent de faim. Le temps nous maque pour aller à Malabar Hill, cite pour le moins fascinante : les parsis déposent les corps de leurs morts au sommet des Tours de Silence où ils sont dévorés par des vautours.

Nous retrouvons nos expats pour un dernier dîner; merci à tous pour votre gentillesse et a toi Jérôme pour nous avoirs accueillis dans ton 4 étoiles++.
La nuit est courte : départ a 2 heures pour l'aéroport. La ville est à moitié endormie sous une brume (très) matinale. Les chiens dorment encore au milieu de la route. Des hommes font les poubelles à la recherche de matériaux recyclables. Des filles tapinent. La nuit, la ville est inquiétante.

L'aéroport de Bombay se limite à sa plus simple expression. On y retrouve juste le vendeur ambulant de Chai qui sillonne les allées avec son "trolley tune". Dans la salle d'embarquement, des lits ont remplacé des fauteuils.
L'Inde nous surprendra toujours...



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Mardi 19 février 2008

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Cher Guillaume,

 

Tu nous a confié une mission. Il y a quelques années, tu as fait un voyage en Inde au cours duquel tu as rencontré Baboul, un indien de Varanasi. Tu as été intrigué par les drôles d'exercices qu'il faisait tous les matins, dans un temple à ciel ouvert qui surplombait un Ghât. Baboul est devenu ton ami, ainsi tu as pu le photographier en toute liberté en lui faisant la promesse de lui faire parvenir un jour son portrait. C'est cette mission que tu nous as confiée: retrouver Baboul sur Rana Ghât et lui remettre son cadeau.

En arrivant à Varanasi, nous glissons le portrait de Baboul dans notre sac et partons flâner sur les rives du Gange. Nous faisons l'objet d'innombrables sollicitations : cartes postales ou location de bateau. Nous les déclinons toutes sauf une : un homme nous propose de nous initier au yoga. Je saute sur l'occasion, l'homme, l'air sage, nous inspire confiance. Nous le suivons à travers un dédale de ruelles et arrivons sur le toit de sa maison. Il nous propose de venir le rejoindre le lendemain matin pour notre premier cours. Nous déclinons l'offre car nous devons retrouver Baboul, ce que nous lui expliquons. Il sourit à la vue de la photo, il connaît Baboul, c'est un ami d'enfance avec lequel il joue souvent aux échecs. Il nous conduit à l'endroit où nous pouvons trouver Baboul... Panday Ghât, et non Rana Ghât! Baboul n'est pas là, mais le vieux sage interpelle un groupe de jeunes qui nous indique qu'il sera là le lendemain matin.

Nous revenons mais trop tard. Baboul nous a pourtant attendu, intrigué par la visite de deux français. Un des jeunes nous conduit à sa maison. Nous rencontrons sa femme mais lui est absent. Nous demandons au jeune de le prévenir que nous serons de nouveau au Ghât le lendemain à 10h30.

Ce matin, nous sautons dans un cyclo-pousse qui nous conduit au Ghât. Baboul n'est pas là, nous sommes impatients. Quelques minutes plus tard, le jeune  nous indique par un signe que Baboul est en chemin. En effet, nous le voyons arriver torse nu, souriant et visiblement lui aussi impatient.

Nous lui parlons de toi, de tes photos, il se souvient parfaitement. Nous lui tendons la photo, il la regarde, ému, il nous invite au temple pour boire un chai et discuter. Le moment est magique.

Ses compagnons d'entraînement arrivent. Il leur montre la photo. Ils sont admiratifs! Baboul descend se baigner dans le Gange et commence ses exercices. Nous le regardons avec une vive émotion. Cette rencontre est d'une grande intensité.
Nous devons malheureusement partir pour Agra, nous quittons Baboul à regret. L'au revoir est extrêmement émouvant pour nous trois.

Merci Guillaume de nous avoir permis au travers de cette photo de vivre ces  instants si forts à Varanasi.

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Mardi 19 février 2008

Les Emirats Arabes résonnent dans nos têtes comme pays de l'or noir et des dollars, tours frôlant le ciel, grandes avenues bordées de pelouse et de palmiers verts en plein désert, Sheikhs au volant de 4X4 blancs rutilants, malls géants, réalisations aussi insolites qu'une piste de ski au soleil. Tout cela est vrai. Mais les Emirats sont avant tout un pays arabe et musulman. Ce sont alors des femmes dont les voiles ne laissent parfois deviner que leurs yeux, leurs doigts de pieds apprêtés voire leur sac Gucci ou Dior. C'est l'appel des fidèles à la prière qui se répète 5 fois par jour. Les chants religieux s'échappent du minaret des 5h30 du matin, déchirant la nuit. Cet appel est à la fois inquiétant et mélancolique. À coup sûr dérangeant pour le sommeil. C'est un week-end qui commence le jeudi soir pour se terminer le samedi soir. Ce sont des petites échoppes désuètes aux pieds de buildings ultra modernes. C'est une prohibition de l'alcool. Des petits malins ont cependant trouvé une judicieuse parade. À quelques kilomètres du centre d'Abu Dhabi, un petit magasin se blottit sans enseigne et derrière des vitrines opaques, a l'ombre d'un centre commercial. De l'extérieur, rien ne transparaît : juste un parking et des clients portant des sacs foncés. Ce qui attire l'oeil est un étrange ballet de voitures de luxe aux vitres teintées. À leur volant, on devine des hommes dont l'oreille est vissée au portable. Après quelques instants, un employé du magasin sort avec un chariot rempli de marchandises, ouvre le coffre et y enfourne caisses et sacs. Une vitre s'entrouvre de quelques centimètres et des billets en sortent. Le deal est fait. Comme quoi, même les plus fidèles serviteurs aiment la Bud! Abu Dhabi, et surtout Dubaï, nous ont donné l'impression de villes en perpétuelle construction : des chantiers pharaoniques au milieu du désert. Les Emirats ont été pour nous la découverte de villes où l'on sent la modernité pousser sur la tradition. Un grand merci à Thierry (papa!!!) pour ces quelques jours si doux et reposants.




 


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Jeudi 7 février 2008
undefinedA toutes les filles qui se demandent ce qu'on emporte comme fringues pour 7 mois 1/2 de voyage... la réponse en image!

A part 2 maillots de bain, 7 paires de chaussettes, quelques sous-vêtements et ma paire de converse fétiche, tout y est! Le problème c'est que quand on y ajoute le sac à viande (pas bo ce mot!), la serviette de bain ultra légère, la trousse de médicaments, la trousse de toilette et quelques bouquins et bien on arrive quand même à 11kg et à un sac à dos relativement plein.
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Jeudi 24 janvier 2008
undefined
AFRIQUE DU SUD - NAMIBIE- MOZAMBIQUE :
5/11 au 13/12/2007

ABOU-DHABI : 
8 au 15/02/2008

INDE : 15/02 au 10/03/2008

BIRMANIE : 12 au 24/03/2008

THAÏLANDE-LAOS-CAMBODGE :

25/03 au 5/05/2008

AUSTRALIE :
5/05 au 11/06/2008


NOUVELLE-ZELANDE :
11 au 20/06/2008


TAHITI : 19/06 au 25/06/2008

ILE DE PÂQUES :
26/06 au 28/06/2008

CHILI-PEROU-BOLIVIE :
28/06 au 23/07/2008

MEXIQUE : 23/07/2008 au

USA


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