Dimanche 29 juin 2008
Après une mini-nuit à Tahiti, nous nous envolons vers Maupiti, une des îles de la Société située en face de Bora Bora. L´aéroport, situé sur un motu, se résume à une jolie cabane en bois qui se prolonge par un ponton où sont amarrés des bateaux-taxis. Nous sommes attendus par nos hôtes, propriétaires du Kuriri. Après dix minutes de bateau sur un lagon de carte postale, un passage par l´île principale pour récupérer auprès d´un pêcheur un énorme thon, nous arrivons sur notre motu. Nous nous installons dans un petit bungalow et savourons notre petit déjeuner face à la barrière de corail. Nous passons la journée sur le lagon entre kayak, snorkeling et plage sans croiser âme qui vive. L´endroit est incroyablement sauvage et préservé. A l´heure du dîner nous partageons notre expérience avec nos hôtes qui eux aussi ont fait le tour du monde mais en bateau et pendant trois ans!
Le lendemain, nous prenons le bateau et passons la journée à silloner Maupiti en vélo. Nous apprécions la gentillesse de ses habitants et admirons leur volonté farouche de préserver leur île du tourisme de masse : par référendum, ils se sont prononcés contre la construction d´hôtels sur l´île, seules les pensions de famille sont acceptées. Après un déjeuner de poisson, nous regagnons la plage de la pointe. Elle est déserte. C´est magique.

Le lendemain nous quittons, à regret, Maupiti dont on dit qu´elle ressemble à Bora Bora il y a cinquante ans...

Après seulement quinze minutes de vol sur Tahiti Nui, changement total d´ambiance. En effet, Bora Bora ne ressemble en rien à Maupiti. Une multitude d´activités est proposée et nous en profitons allègrement : tour de l´île en jet-ski (incroyable!), croisière snorkeling- nage avec les raies et les requins - baignade dans les eaux translucides du lagon (sensationnel!), parasailing (époustouflant!). Un parachute au dessus de la tête et 300 mètres de corde plus bas un bateau qui nous tire. Nous apercevons, dans les eaux du plus beau lagon du monde, la silhouette des raies avec lesquelles nous nagions la veille.
Nous profitons aussi de l´amour des américains pour cette île en dînant dans un resto 100% USA (tant par ses propriétaires que par sa clientèle que par ses prix en $$$)... mais se régaler d´un bbq de poisson, les pieds dans le sable au Bloody Mary a quelque chose de mythique!
par Les bobos voyageurs ajouter un commentaire
recommander
Jeudi 19 juin 2008

Demain à 13 heures nous décollerons d'Auckland. Nous serons le 20 juin. 5 heures plus tard, nous atterrirons à Papeete. Il sera 20 heures. Nous serons le 19 juin.

Vous avez déjà vécu deux fois la même journée?

Pour nous, ce sera une première!

par Les bobos voyageurs ajouter un commentaire
recommander
Mercredi 18 juin 2008

Après un lever à 5 heures du mat, une méga engueulade avec une hôtesse butée de Qantas, 4 heures de vol, une correspondance un peu sport ... (un chien policier nous saute dessus et nous fout une honte gigantesque. Tout le monde croit que nous transportons de la drogue. En fait il vient de trouver 2 pommes venues d'Australie et interdites de séjour en Nouvelle-Zélande) ... nous arrivons finalement à Queenstown. Cette petite ville, située au sud de l'île du sud, est la capitale des Alpes neo-zélandaises. C'est pour ça que nous avons choisi de passer une semaine ici : nous voulons skier!
Nous prenons possession de notre appartement. La vue est à couper le souffle. Notre terrasse donne sur le lac Wakatipu dont la superficie dépasse les 270km2 (le lac pas l'appart, bobo d'accord mais quand même). Sa profondeur de 400m en fait un des lacs les plus profonds de Nouvelle-Zélande et son eau qui vient des montagnes est d'une rare pureté. Autre particularité: ce lac monte et descend. Il varie de 12 centimètres toutes les 5 minutes et on ne sait pas pourquoi. La légende maorie explique ce phénomène par la respiration d'un géant qui gît au fond de l'eau.

Après une mauvaise nuit de sommeil attribuée à la fausse cheminée au gaz et plus largement au chauffage, phénomène qui nous était étranger depuis 4 mois, nous sautons dans nos affaires de ski puis dans la voiture direction Coronet Peak, seul domaine skiable ouvert en ce début de saison. Nous sommes bluffés par l'organisation; en moins d'un quart d'heure nous sommes équipés : skis aux pieds et forfait autour du cou. Il fait beau, il fait chaud, c'est dingue de skier en juin à l'autre bout du monde! Nous enchainons les descentes, excités comme des puces!

Nous avons bien fait d'en profiter : les jours qui suivent la température est trop douce, la neige fond et le domaine ferme. Peu importe : la nature est magnifique et nous profitons de ces jours sans ski pour faire de superbes randonnées autour du lac et dans la montagne. Le paysages sont incroyables, l'air pur et la quiétude absolue.
Et puis il y des jours où même à l'autre bout du monde la flemme vous envahit: c'est alors le moment parfait pour filer au cinéma à 3 heures de l'aprem voir Sex and the City le film. C'est bon de retouver Carrie, Miranda, Charlotte et Samantha, leurs robes et accessoires de luxe, et leurs frasques sexuelles et amoureuses.
Avec ou sans transition, une pause coiffeur "court dégradé à la fois simple et moderne" s'est imposée pour miss B. Parfois, c'est la faim qui vous envahit et alors on s'installe au Vudu, petit café qui sert de l'"organic food" au coin de la cheminée. Le cake à la carotte est une tuerie calorique. Une constante tous les matins à 8 heures : se lever, composer le 03 442 4360, écouter une boîte vocale dire que "Coronet Peak is closed and will remain closed until further notice", essuyer sa larme à l'oeil et se recoucher. Après 6 jours paisibles, mais sans ski, passés à Queenstown, notre prenons l'avion direction Auckland.

Nous nous rendons à l'aéroport et enregistrons nos bagages. Notre avion, prévu à 12h45, est annoncé avec plus d'une heure de retard. L'idée d'attendre à l'aéroport alors que la ville est à quinze minutes de voiture nous séduit moyennement. Nous demandons donc au responsable Qantas si nous pouvons nous offrir cette dernière escapade. Il est affirmatif à condition que nous soyons de retour à 13 heures. Nous prenons donc la route de Queenstown et nous installons autour d'un thé au Vudu Cafe. Nous dévorons des magazines de vieilles voitures, de décoration et l'inévitable Cosmo. A l'heure dite, nous sommes de retour à l'aéroport. Le type de l'enregistrement nous saute dessus en nous disant qu'il est désolé mais que l'avion est finalement parti à l'heure. Il nous explique qu'ils nous ont attendus, que nos noms ont été appelés au micro mais que nous n'étions visiblement pas là. Et pour cause, nous étions paisibles au bord du lac. Nous sentons le moment où les choses vont se compliquer d'autant qu'il n'y a pas d'autre vol pour Auckland opéré par Qantas. Mais comme dans un conte de fée, il nous explique que deux places ont été bookées sur une autre compagnie mais que l'avion n'est pas direct. Il nous donne 60 dollars de voucher pour la cafétéria et nous confie à une hotesse de l'autre compagnie qui nous enregistre en 2 minutes. L'avion est dans 30 minutes. Nous prenons donc un sandwich, un cookie chacun, et un carrot cake ! Seulement nous arrivons péniblement à la moitié du bon cadeau. Le caissier complète alors avec 3 paquets de chewing gum, des sucettes, 4 plaques de chocolat et une poignée d'autres gourmandises. Nous offrons une plaquette de chocolat au charmant monsieur qui nous a permis de décoller le jour J.

Trois heures après, nous sommes à Auckland. Nous prenons un taxi sur les conseils du Lonely. Il nous coûte un bras de plus que prévu ! Nous nous promenons sur Queen Street jusqu'aux quais, dînons devant la TV (l'ascension de l'Everest sur Discovery Channel) et filons au casino de la Sky Tower. Le lendemain, il faut avouer qu'une grasse matinée nous scotche au lit jusqu'à 11 heures. Un petit déjeuner chez Starbucks, un tour chez un libraire pour consulter le Wall Paper Auckland et noter les bonnes adresses et nous déambulons dans la ville. Elle est assez branchée avec ses magasins fashions et luxe, ses petites rues et ses habitants plutot lookés. Nous repassons devant la Sky Tower. Nous hésitons à aller tester le saut à l'élastique le plus haut du monde ...192 mètres et une chute libre de 11 secondes à 75km/h en pleine ville. Nous ne savons pas ce qui nous arrête réellement. La trouille peut-être, comme dirait un certain Monsieur Duce ? Nous déjeunons tardivement une galette jambon-fromage (pas tout à fait like in Derwin), une mousse au chocolat (presque Marie Morin) et une bière chez Pastis, un restaurant français. Nous marchons ensuite vers Ponsonby Road un peu à l'écart du centre ville.  Des ruelles bordées de maison en bois et d'arbres confèrent à ce quartier un certain charme. La soirée est consacrée aux préparatifs. Et dire que dans quelques heures nous serons de nouveau en maillot de bain dans une mer turquoise...c'est indécent. Mais tellement bon !

par Les bobos voyageurs ajouter un commentaire
recommander
Mercredi 11 juin 2008

Nous sommes à Sydney pour notre premier stop en Australie. Nous aimons cette ville qui est un mélange de Londres, avec des petites maisons victoriennes de couleurs, et de New York, avec des églises et des musées au pied des tours de bureaux.

Les 15 jours que nous passons à Sydney nous permettent d'y vivre vraiment. Nous sommes installés dans un duplex sur Danks street dans le quartier de Waterloo, ancien quartier des usines à 10 minutes à pied de Surry Hills et à vingt minutes en bus du centre des affaires et de Circular Quay. Waterloo devient progressivement un quartier très BoBo avec ses galeries d'art, son épicerie italienne snobissime "Fratecelli Fresh" qui occupe un hangar aux poutrelles métalliques, son concept store bio dont les petites tables bordent le trottoir, et son resto super branché: le "Dépôt".
Le matin nous allons chercher notre baguette et notre pain au chocolat à la boulangerie de Bourke Street. Nous en profitons pour saluer Marcel, notre nouveau pote le bouledogue français, infailliblement affalé sur sa chaise de producteur devant la boutique de déco de son maître. Nous passons nos journées à sillonner à pied la ville et ses jardins. Nous découvrons l'opéra dont le découpage architectural est encore plus impressionnant que sur les photos, le musée d'art moderne rigolo mais pas très fourni en oeuvres majeures, le marché aux poissons immense et bondé de japonais qui viennent y déjeuner, Oxford Street et ses boutiques presque fashion, Manly jolie péninsule au nord de Sydney qui offre une vue imprenable sur la baie.
Le dimanche nous nous baladons sur les falaises qui vont de Bondi à Cogee Beach pour ne pas oublier qu'en plus d'être une ville où règne une incroyable douceur de vivre, Sydney est un pur spot de plages de rêve!


Nous nous décidons finalement à lever l'ancre pour nous rendre à Melbourne. Mais cette fois une "épreuve" attend les bobos que nous sommes! Pour une fois, nous avons décidé de ne pas faire au plus simple et au lieu de prendre l'avion, nous louons un "wicked van" ("van chelou" en francais dans le texte) et décidons de suivre la côte (1200km) pour nous rendre à Melbourne. Le truc c'est que location de van+essence=4/5 du budget journalier. Il ne reste plus grand chose pour dodo+bouffe. Nous passons donc notre première nuit dans notre van, "bunnie 2" sur le très joli parking de Huskisson après avoir avalé une pizza au domino's du coin dont la promo a fini de nous convaincre que la junk food restait la meilleure option pour le routard fauché. La nuit tombe à six heures et il n'y a pas grand chose à faire dans le patelin. Nous jouons aux cartes dans le van à la lueur de nos lampes frontales. Le lendemain matin une surprise nous attend : quand nous ouvrons les yeux, nous nous rendons compte que nous sommes sur une magnifique bande de sable blanc jalonnée de bush et de forêt. Le temps est magnifique. Nous décidons de partir à la decouverte des baleines qui commencent leur migration. Nous embarquons à bord d'un bateau et partons pour trois heures de croisière. Le spectacle est incroyable : d'abord la baie de Jervis, ensuite les falaises qui tombent à pic dans une eau bleu marine, puis l'apparition de 2 dauphins et enfin la vision incroyable de trois baleines à bosse qui nagent à côté de notre bateau. Nous sommes heureux et reprenons la route vers notre prochaine étape après avoir avalé deux tranches de chedar coincées dans un pain à hot-dog.

Nous nous arrêtons ensuite à Batmans Bay où nous décidons, après avoir visité 5 parkings jugés indignes pour y dormir (trop proches du pub et/ou du poste de police et/ou de la nationale), de nous installer au camping. Nous passons donc notre première nuit au camping après avoir dégusté notre merveilleuse pizza chez Domino's (et oui ils sont partout!). La nuit est froide, la salle de douche aussi mais ça fait du bien! Nous reprenons la route bordée par la forêt. Parfois celle-ci rejoint la côte et les paysages sont alors incroyables. Le froid nous empêche de profiter pleinement de la mer. Nous rêvons de nous y baigner ou simplement de nous allonger quelques heures sur une plage.
Nous passons notre dernière nuit sur un horrible terrain de camping à 2 dollars à Bairnsdale après avoir vu un magnifique coucher de soleil sur la plage... et nous être régalés de notre mythique pizza. Pendant la nuit, nous sommes réveillés par un couple qui se hurle dessus... bonne ambiance! Le lendemain nous rejoignons Melbourne après être passé par l'incroyable "Ninety Mile Beach":144 km de sable immaculé, bordés de dunes. Quel dommage que nous soyons en hiver!
Nous arrivons à Melbourne en début de soirée. Nous nous installons en pleine rue. Puis nous craquons. Il fait froid et nous ressemblons à rien avec notre van en pleine rue. Nous trouvons un petit hôtel et savourons un dîner équilibré. Une bonne nuit au chaud nous requinque.


Après avoir rendu notre van dans une banlieue à perpette, nous profitons de Melbourne. Nous nous balladons dans le coeur de la City puis à South Yarra et Carlton, quartiers branchés de la ville, à Saint Kilda qui se trouve au bord de la mer. Nous faisons les magasins, déjeunons dans des restaurants bio rigolos, profitons des musées en particulier de la National Gallery of Victoria qui propose des expos passionnantes et qui renferme une impressionnante collection de Rodin, Picasso, Monet, Pissaro... sans oublier le Casino, longtemps considéré comme le plus grand du monde, où les joueurs se pressent sur trois étages entre machines à sous et tables de jeux. Nous trouvons aussi le temps de passer chez le dentiste pour que Romain se fasse soigner ses trois nouvelles caries! Après dernier un dîner gargantuesco-romantique chez le meilleur libanais de la ville (Alba), nous prenons l'avion pour Adelaide. De cette dernière, nous retiendrons le joli campus universitaire, le vaste food market, la gare reconvertie en casino, les chocolats fourrés au macadamia de chez Haigh's et la belle collection de l'Art Gallery of South Australia.









Trois heures d'avion vers le nord, dont une de sérieuses turbulences, et nous atterrissons à Cairns. Nous retrouvons des températures nettement plus clémentes. Nous nous installons dans un joli appartement. Cairns est la capitale de la plongée sur la grande barrière de corail. La plus grande au monde! Nous embarquons sur un catamaran pour une heure et demie de traversée plus que houleuse. Les comprimés anti-mal de mer suffisent à peine, la mer est très forte. Nous arrivons sur les récifs, enfilons masque, tuba et combinaison et partons à la découverte du monde marin. A cet instant plus rien ne viendra nous troubler : ni la houle encore très importante, ni les autres plongeurs. Le spectacle est incroyable : les coraux multi-formes et multicolores se dressent jusqu'à la surface. Nous sommes entourés de poissons magnifiques : turquoises, jaunes, à pois, rayés, solitaires, en banc; les couleurs des poissons et des coraux se font écho. Pour couronner le tout, deux tortues viennent danser majestueusement sous nos yeux. Aux leurs, nous sommes invisibles. Nous n'avions jamais plongé dans un endroit aussi magique!

Le lendemain nous devons prendre possession de notre camping car. Nous avons négocié un prix défiant toute concurrence. Et pour cause : le modèle qui nous est présenté totalise 363000 km au compteur et presque autant de tâches de gras à l'intérieur! Une vraie poubelle sur roues louée pour 9 jours! Damned! Après un esclandre, une menace de contacter la police et une négo de 2 heures nous obtenons gain de cause. Nous repartons au volant d'un camping car tout neuf. Le loueur n'en revient toujours pas du prix qu'il nous a fait. Nous non plus : c'est moins cher que le Wicked!
Nous mettons le cap au Nord pour la journée. Nous déjeunons à Port Douglas, jolie petite station balnéaire de 3000 habitants. Son église en bois du début du siecle, Sainte Marie de la Mer (like in Cap Ferret) avec bow-window sur la mer est une petite merveille (like in Cap Ferret). Nous prenons la route jusqu'à Daintree où la jungle tropicale est impressionante. La rivière qui serpente dans cette petite ville est full of crocodiles. Des paneaux le rappellent avec insistance. Nous repartons vers Cairns et faisons halte à Port Douglas le temps d'une longue promenade sur la plage. Le coucher de soleil colore le ciel en rose. Des campeurs s'apprêtent à passer la nuit sur la plage au coin du feu. Notre plan de route nous oblige à aller installer notre van sur un parking à Cairns. Un problème se pose : nous n'avons pas le mode d'emploi pour installer les couchettes.

Le lendemain nous prenons la route vers le sud. Nous décidons de passer la journée à Mission Beach, dans le fol espoir de faire un saut en parachute. Nous nous installons au camping. Impossible de sauter aujourd'hui: surbooké. Ce sera donc journée plage. Nous regardons les autres sauter. Le lendemain nous devons repartir. Nous remettons le saut à plus tard.

La route du lendemain est longue pour rejoindre Airlie Beach, porte d'entrée des îles Whitsundays. La Bruce HWY est une route nationale qui traverse tour à tour des plantations de bananiers, des champs de canne à sucre, des parcs nationaux. Notre camping car ronronne à 110 km/h, ce qui n'empêche pas des camions à double remorque de nous doubler. Ils sont souvent "oversize" et guidés par des voitures pilotes voire par la police. Des panneaux indiquent la présence de kangourous. Malgré nos quelques recherches sur des routes secondaires, les seuls que nous verrons gisent au bord de la route endormis éternellement par le pare buffle d'un camion. Nous arrivons tardivement à Airlie Beach qui est une petite ville animée de 3030 habitants nichée au creux d'une sublime baie. Nous hésitons à passer la nuit sur un parking puis nous décidons finalement à rejoindre un camping en périphérie de la ville. Bien nous en a pris, des backpackers rencontrés le lendemain, nous apprennent que les employés municipaux toquent aux vitres dès 6 heures du matin pour les déloger. Le lendemain, le soleil brille. C'est le temps idéal pour une petite sortie en mer. Nous optons pour un tour de jet ski dans la baie. Nous nous éclatons. Nous nous décidons à faire une croisière dans les Whitsundays. Ce sont 74 îles dont les eaux turquoises constituent un parc marin classé au patrimoine mondial. Elles sont vierges de toute habitation, à l'exception de 4 d'entre elles, et sont des parcs nationaux. Un décor de rêve digne d'une carte postale. Nous embarquons donc le lendemain à bord d'une vedette. Après une pause snorkeling au pied de Hook Island, nous rejoignons une autre île. Après 20 minutes de marche dans une nature sauvage, nous arrivons a Hill Inlet, point de vue exceptionnel sur la Whitsunday Island et son joyau, la Whiteheaven Beach. Nous sommes subjugués par la beauté de cette plage. Les eaux transparentes laissent deviner des bancs de sable. Nous arrivons ensuite sur la fameuse Whiteheaven Beach, une plage de sable blanc de 6 km de long, quasiment déserte. Nous partons nous installer un peu à l'écart. Nous sommes seuls et nous délectons de ce moment de pur bonheur sur l'une des plus belles plages du monde. Nous avons rencontrés Karine et Clement, deux français qui font aussi le tour du monde (www.etpourtantelletourne.net). Le partage d'experience est enrichissant.

Il est temps de repartir d'Airlie Beach, au risque de s'y installer!
La route nous conduit à Mackay. Nous y decouvrons un musée d'art moderne étonnant pour la morphologie et l'importance de la ville. Une exposition retient notre attention. Nous dejeunons un peu plus au sud a Sarina beach, une belle plage deserte. Puis nous nous decidons a rejoindre Yeppoon pour y passer la nuit. Il s'agit d'une petite station balneaire sans charme. L'ambiance generale ne nous incite pas a dormir sur le parking que nous avons repere. Une vieille dame elegante nous accueille dans un camping de bord de mer. Notre emplacement est quant a lui plutot bord de route! Nous avons du mal a comprendre que des gens puissent rester 4 semaines scotches dans une caravane. Sans compter qu'il faut partager ses sanitaires soir et matin, le coin cuisson...L'ambiance peut-etre ? Une dame nous invite poliment a boire le cafe. Nous refusons, il est 20 heures et nous n'avons pas encore dine. Le lendemain, nous prenons notre petit dejeuner portes ouvertes devant un supermarche. Les pintades locales nous regardent comme des papiers gras. Nous branchons notre i-pod sur nos baffes. Alela Diane balance ses notes jazzy. Nous partons et devorons les longues lignes droites de la route. Petit detour a midi pour aller dejeuner a Agnes Water, station balneaire en vogue au milieu d'un parc national. Agnes Water c'est un supermarche, une pharmacie, une centaine de maisons et un parc a la gloire de son fondateur. Nous nous installons sur cette belle plage, plus loin, apres un arbre couche. Soudain, un couple vient s'installer de l'autre cote de l'arbre. Un autre couple vient s'installer juste a cote de nous. Mais pourquoi les gens s'installent toujours juste a la descente des escaliers ou a cote de ceux qui recherchent le calme alors qu'il reste encore 5 kilometres sans personne? Nous decidons de fuir. Town of 1770 est juste a 5 km et ressemble a sa voisine. Le soir, apres 700km, nous arrivons a Hervey Bay. Le camping devient notre maison. Nous projetons d'aller passer la journee du lendemain sur Fraser Island. Des notre lever le mauvais temps nous fait changer nos plans. Nous prenons donc la route direction Rainbow Beach, plus au sud, d'ou il est aussi possible de rejoindre Fraser. La pluie battante et le froid nous accompagnent. Nous descendons voir cette plage sur laquelle les 4x4 ont le droit de rouler. Des panneaux leur demandent seulement de respecter le meme code de conduite que sur la route. Nous repartons sans tarder direction Noosa. Changement de decor. La station balneaire epouse les contours de la riviere. Des maisons designs avec pontons prives sont plantees de part et d'autre d'une jolie route. Les magasins de mode et les restaurants branches sont legions. Les Maserati et Range Rover ont remplaces les camping car. Il fait un temps de cochon digne de la Baule au mois d'aout!

Nous decidons de rejoindre Brisbane avec un jour d'avance. Nous deposons notre camping car a cote d'un hangar dans une banlieue deserte. Nous sommes vernis : nous croisons sur le chemin un chauffeur de taxi edente a qui nous demandons de venir nous chercher dans 10 minutes, le temps de faire le menage de notre maison a roues. Nous arrivons 30 minutes apres au centre ville et nous installons dans un confortable appartement au 14e etage d'une tour. La ville ne nous seduit pas vraiment. Nous deplorons son manque de dynamisme. Peut-etre parce que nous sommes dimanche et que le lundi est ferie pour cause d'anniversaire de la reine. Le mardi est cependant tout aussi inanime alors que nous nous promenons dans Fortitude Valley qui est cense etre le quartier branche de la ville. Seules les boites electriques peintes par des artistes a la demande de la mairie aguisent notre curiosite. Nous devons avoir besoin de changer d'air ! Cela tombe bien, demain nous rejoignons la Nouvelle-Zelande.

par Les bobos voyageurs ajouter un commentaire
recommander
 
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus