Australie : Good’ay mate !

Australie Good'ay mate !

Nous sommes à Sydney pour notre premier stop en Australie. Nous aimons cette ville qui est un mélange de Londres, avec des petites maisons victoriennes de couleurs, et de New York, avec des églises et des musées au pied des tours de bureaux.

Les 15 jours que nous passons à Sydney nous permettent d’y vivre vraiment. Nous sommes installés dans un duplex sur Danks street dans le quartier de Waterloo, ancien quartier des usines à 10 minutes à pied de Surry Hills et à vingt minutes en bus du centre des affaires et de Circular Quay. Waterloo devient progressivement un quartier très BoBo avec ses galeries d’art, son épicerie italienne snobissime « Fratecelli Fresh » qui occupe un hangar aux poutrelles métalliques, son concept store bio dont les petites tables bordent le trottoir, et son resto super branché: le « Dépôt ».
Le matin nous allons chercher notre baguette et notre pain au chocolat à la boulangerie de Bourke Street. Nous en profitons pour saluer Marcel, notre nouveau pote le bouledogue français, infailliblement affalé sur sa chaise de producteur devant la boutique de déco de son maître. Nous passons nos journées à sillonner à pied la ville et ses jardins. Nous découvrons l’opéra dont le découpage architectural est encore plus impressionnant que sur les photos, le musée d’art moderne rigolo mais pas très fourni en oeuvres majeures, le marché aux poissons immense et bondé de japonais qui viennent y déjeuner, Oxford Street et ses boutiques presque fashion, Manly jolie péninsule au nord de Sydney qui offre une vue imprenable sur la baie.
Le dimanche nous nous baladons sur les falaises qui vont de Bondi à Cogee Beach pour ne pas oublier qu’en plus d’être une ville où règne une incroyable douceur de vivre, Sydney est un pur spot de plages de rêve!

Grand-voyageur Nous nous décidons finalement à lever l’ancre pour nous rendre à Melbourne. Mais cette fois une « épreuve » attend les bobos que nous sommes! Pour une fois, nous avons décidé de ne pas faire au plus simple et au lieu de prendre l’avion, nous louons un « wicked van » (« van chelou » en francais dans le texte) et décidons de suivre la côte (1200km) pour nous rendre à Melbourne. Le truc c’est que location de van+essence=4/5 du budget journalier. Il ne reste plus grand chose pour dodo+bouffe. Nous passons donc notre première nuit dans notre van, « bunnie 2 » sur le très joli parking de Huskisson après avoir avalé une pizza au domino’s du coin dont la promo a fini de nous convaincre que la junk food restait la meilleure option pour le routard fauché. La nuit tombe à six heures et il n’y a pas grand chose à faire dans le patelin. Nous jouons aux cartes dans le van à la lueur de nos lampes frontales. Le lendemain matin une surprise nous attend : quand nous ouvrons les yeux, nous nous rendons compte que nous sommes sur une magnifique bande de sable blanc jalonnée de bush et de forêt. Le temps est magnifique. Nous décidons de partir à la decouverte des baleines qui commencent leur migration. Nous embarquons à bord d’un bateau et partons pour trois heures de croisière. Le spectacle est incroyable : d’abord la baie de Jervis, ensuite les falaises qui tombent à pic dans une eau bleu marine, puis l’apparition de 2 dauphins et enfin la vision incroyable de trois baleines à bosse qui nagent à côté de notre bateau. Nous sommes heureux et reprenons la route vers notre prochaine étape après avoir avalé deux tranches de chedar coincées dans un pain à hot-dog.

Nous nous arrêtons ensuite à Batmans Bay où nous décidons, après avoir visité 5 parkings jugés indignes pour y dormir (trop proches du pub et/ou du poste de police et/ou de la nationale), de nous installer au camping. Nous passons donc notre première nuit au camping après avoir dégusté notre merveilleuse pizza chez Domino’s (et oui ils sont partout!). La nuit est froide, la salle de douche aussi mais ça fait du bien! Nous reprenons la route bordée par la forêt. Parfois celle-ci rejoint la côte et les paysages sont alors incroyables. Le froid nous empêche de profiter pleinement de la mer. Nous rêvons de nous y baigner ou simplement de nous allonger quelques heures sur une plage.
Nous passons notre dernière nuit sur un horrible terrain de camping à 2 dollars à Bairnsdale après avoir vu un magnifique coucher de soleil sur la plage… et nous être régalés de notre mythique pizza. Pendant la nuit, nous sommes réveillés par un couple qui se hurle dessus… bonne ambiance! Le lendemain nous rejoignons Melbourne après être passé par l’incroyable « Ninety Mile Beach »:144 km de sable immaculé, bordés de dunes. Quel dommage que nous soyons en hiver!
Nous arrivons à Melbourne en début de soirée. Nous nous installons en pleine rue. Puis nous craquons. Il fait froid et nous ressemblons à rien avec notre van en pleine rue. Nous trouvons un petit hôtel et savourons un dîner équilibré. Une bonne nuit au chaud nous requinque.

grand-voyageur Après avoir rendu notre van dans une banlieue à perpette, nous profitons de Melbourne. Nous nous balladons dans le coeur de la City puis à South Yarra et Carlton, quartiers branchés de la ville, à Saint Kilda qui se trouve au bord de la mer. Nous faisons les magasins, déjeunons dans des restaurants bio rigolos, profitons des musées en particulier de la National Gallery of Victoria qui propose des expos passionnantes et qui renferme une impressionnante collection de Rodin, Picasso, Monet, Pissaro… sans oublier le Casino, longtemps considéré comme le plus grand du monde, où les joueurs se pressent sur trois étages entre machines à sous et tables de jeux. Nous trouvons aussi le temps de passer chez le dentiste pour que Romain se fasse soigner ses trois nouvelles caries! Après dernier un dîner gargantuesco-romantique chez le meilleur libanais de la ville (Alba), nous prenons l’avion pour Adelaide. De cette dernière, nous retiendrons le joli campus universitaire, le vaste food market, la gare reconvertie en casino, les chocolats fourrés au macadamia de chez Haigh’s et la belle collection de l’Art Gallery of South Australia.

grand-voyageur Trois heures d’avion vers le nord, dont une de sérieuses turbulences, et nous atterrissons à Cairns. Nous retrouvons des températures nettement plus clémentes. Nous nous installons dans un joli appartement. Cairns est la capitale de la plongée sur la grande barrière de corail. La plus grande au monde! Nous embarquons sur un catamaran pour une heure et demie de traversée plus que houleuse. Les comprimés anti-mal de mer suffisent à peine, la mer est très forte. Nous arrivons sur les récifs, enfilons masque, tuba et combinaison et partons à la découverte du monde marin. A cet instant plus rien ne viendra nous troubler : ni la houle encore très importante, ni les autres plongeurs. Le spectacle est incroyable : les coraux multi-formes et multicolores se dressent jusqu’à la surface. Nous sommes entourés de poissons magnifiques : turquoises, jaunes, à pois, rayés, solitaires, en banc; les couleurs des poissons et des coraux se font écho. Pour couronner le tout, deux tortues viennent danser majestueusement sous nos yeux. Aux leurs, nous sommes invisibles. Nous n’avions jamais plongé dans un endroit aussi magique!

Le lendemain nous devons prendre possession de notre camping car. Nous avons négocié un prix défiant toute concurrence. Et pour cause : le modèle qui nous est présenté totalise 363000 km au compteur et presque autant de tâches de gras à l’intérieur! Une vraie poubelle sur roues louée pour 9 jours! Damned! Après un esclandre, une menace de contacter la police et une négo de 2 heures nous obtenons gain de cause. Nous repartons au volant d’un camping car tout neuf. Le loueur n’en revient toujours pas du prix qu’il nous a fait. Nous non plus : c’est moins cher que le Wicked!
Nous mettons le cap au Nord pour la journée. Nous déjeunons à Port Douglas, jolie petite station balnéaire de 3000 habitants. Son église en bois du début du siecle, Sainte Marie de la Mer (like in Cap Ferret) avec bow-window sur la mer est une petite merveille (like in Cap Ferret). Nous prenons la route jusqu’à Daintree où la jungle tropicale est impressionante. La rivière qui serpente dans cette petite ville est full of crocodiles. Des paneaux le rappellent avec insistance. Nous repartons vers Cairns et faisons halte à Port Douglas le temps d’une longue promenade sur la plage. Le coucher de soleil colore le ciel en rose. Des campeurs s’apprêtent à passer la nuit sur la plage au coin du feu. Notre plan de route nous oblige à aller installer notre van sur un parking à Cairns. Un problème se pose : nous n’avons pas le mode d’emploi pour installer les couchettes.

Le lendemain nous prenons la route vers le sud. Nous décidons de passer la journée à Mission Beach, dans le fol espoir de faire un saut en parachute. Nous nous installons au camping. Impossible de sauter aujourd’hui: surbooké. Ce sera donc journée plage. Nous regardons les autres sauter. Le lendemain nous devons repartir. Nous remettons le saut à plus tard.

grand-voyageur La route du lendemain est longue pour rejoindre Airlie Beach, porte d’entrée des îles Whitsundays. La Bruce HWY est une route nationale qui traverse tour à tour des plantations de bananiers, des champs de canne à sucre, des parcs nationaux. Notre camping car ronronne à 110 km/h, ce qui n’empêche pas des camions à double remorque de nous doubler. Ils sont souvent « oversize » et guidés par des voitures pilotes voire par la police. Des panneaux indiquent la présence de kangourous. Malgré nos quelques recherches sur des routes secondaires, les seuls que nous verrons gisent au bord de la route endormis éternellement par le pare buffle d’un camion. Nous arrivons tardivement à Airlie Beach qui est une petite ville animée de 3030 habitants nichée au creux d’une sublime baie. Nous hésitons à passer la nuit sur un parking puis nous décidons finalement à rejoindre un camping en périphérie de la ville. Bien nous en a pris, des backpackers rencontrés le lendemain, nous apprennent que les employés municipaux toquent aux vitres dès 6 heures du matin pour les déloger. Le lendemain, le soleil brille. C’est le temps idéal pour une petite sortie en mer. Nous optons pour un tour de jet ski dans la baie. Nous nous éclatons. Nous nous décidons à faire une croisière dans les Whitsundays. Ce sont 74 îles dont les eaux turquoises constituent un parc marin classé au patrimoine mondial. Elles sont vierges de toute habitation, à l’exception de 4 d’entre elles, et sont des parcs nationaux. Un décor de rêve digne d’une carte postale. Nous embarquons donc le lendemain à bord d’une vedette. Après une pause snorkeling au pied de Hook Island, nous rejoignons une autre île. Après 20 minutes de marche dans une nature sauvage, nous arrivons a Hill Inlet, point de vue exceptionnel sur la Whitsunday Island et son joyau, la Whiteheaven Beach. Nous sommes subjugués par la beauté de cette plage. Les eaux transparentes laissent deviner des bancs de sable. Nous arrivons ensuite sur la fameuse Whiteheaven Beach, une plage de sable blanc de 6 km de long, quasiment déserte. Nous partons nous installer un peu à l’écart. Nous sommes seuls et nous délectons de ce moment de pur bonheur sur l’une des plus belles plages du monde. Nous avons rencontrés Karine et Clement, deux français qui font aussi le tour du monde (www.etpourtantelletourne.net). Le partage d’experience est enrichissant.

Il est temps de repartir d’Airlie Beach, au risque de s’y installer!
La route nous conduit à Mackay. Nous y decouvrons un musée d’art moderne étonnant pour la morphologie et l’importance de la ville. Une exposition retient notre attention. Nous dejeunons un peu plus au sud a Sarina beach, une belle plage deserte. Puis nous nous decidons a rejoindre Yeppoon pour y passer la nuit. Il s’agit d’une petite station balneaire sans charme. L’ambiance generale ne nous incite pas a dormir sur le parking que nous avons repere. Une vieille dame elegante nous accueille dans un camping de bord de mer. Notre emplacement est quant a lui plutot bord de route! Nous avons du mal a comprendre que des gens puissent rester 4 semaines scotches dans une caravane. Sans compter qu’il faut partager ses sanitaires soir et matin, le coin cuisson…L’ambiance peut-etre ? Une dame nous invite poliment a boire le cafe. Nous refusons, il est 20 heures et nous n’avons pas encore dine. Le lendemain, nous prenons notre petit dejeuner portes ouvertes devant un supermarche. Les pintades locales nous regardent comme des papiers gras. Nous branchons notre i-pod sur nos baffes. Alela Diane balance ses notes jazzy. Nous partons et devorons les longues lignes droites de la route. Petit detour a midi pour aller dejeuner a Agnes Water, station balneaire en vogue au milieu d’un parc national. Agnes Water c’est un supermarche, une pharmacie, une centaine de maisons et un parc a la gloire de son fondateur. Nous nous installons sur cette belle plage, plus loin, apres un arbre couche. Soudain, un couple vient s’installer de l’autre cote de l’arbre. Un autre couple vient s’installer juste a cote de nous. Mais pourquoi les gens s’installent toujours juste a la descente des escaliers ou a cote de ceux qui recherchent le calme alors qu’il reste encore 5 kilometres sans personne? Nous decidons de fuir. Town of 1770 est juste a 5 km et ressemble a sa voisine. Le soir, apres 700km, nous arrivons a Hervey Bay. Le camping devient notre maison. Nous projetons d’aller passer la journee du lendemain sur Fraser Island. Des notre lever le mauvais temps nous fait changer nos plans. Nous prenons donc la route direction Rainbow Beach, plus au sud, d’ou il est aussi possible de rejoindre Fraser. La pluie battante et le froid nous accompagnent. Nous descendons voir cette plage sur laquelle les 4×4 ont le droit de rouler. Des panneaux leur demandent seulement de respecter le meme code de conduite que sur la route. Nous repartons sans tarder direction Noosa. Changement de decor. La station balneaire epouse les contours de la riviere. Des maisons designs avec pontons prives sont plantees de part et d’autre d’une jolie route. Les magasins de mode et les restaurants branches sont legions. Les Maserati et Range Rover ont remplaces les camping car. Il fait un temps de cochon digne de la Baule au mois d’aout!

grand-voyageur Nous decidons de rejoindre Brisbane avec un jour d’avance. Nous deposons notre camping car a cote d’un hangar dans une banlieue deserte. Nous sommes vernis : nous croisons sur le chemin un chauffeur de taxi edente a qui nous demandons de venir nous chercher dans 10 minutes, le temps de faire le menage de notre maison a roues. Nous arrivons 30 minutes apres au centre ville et nous installons dans un confortable appartement au 14e etage d’une tour. La ville ne nous seduit pas vraiment. Nous deplorons son manque de dynamisme. Peut-etre parce que nous sommes dimanche et que le lundi est ferie pour cause d’anniversaire de la reine. Le mardi est cependant tout aussi inanime alors que nous nous promenons dans Fortitude Valley qui est cense etre le quartier branche de la ville. Seules les boites electriques peintes par des artistes a la demande de la mairie aguisent notre curiosite. Nous devons avoir besoin de changer d’air ! Cela tombe bien, demain nous rejoignons la Nouvelle-Zelande.