L’ile de Paques au Chili

l’Ile de Pâques

Après cinq heures de vol depuis Tahiti et autant de sommeil, nous arrivons sur l’Ile de Pâques dont parle http://monde-authentique.com/. Cette île, aussi appelée  Rapa Nui, compte parmi les terres les plus isolées de la planète; avec ses 24 km de long et ses 12 km de large, elle apparaît comme un confetti posé sur l’océan. Hanga Roa, seule agglomération de Rapa Nui, compte 3800 habitants, soit la totalité des habitants de l’île.  Les 115 km2 restant sont donc vierges de toute habitation.


Après un rapide petit déjeuner, nous livrons bataille au seul DAB de l’île pour obtenir de l’argent. Il n’accepte que les Mastercard et distribue avec parcimonie les billets. Nous louons un 4X4 et partons à la découverte de cet extraordinaire musée à ciel ouvert, dont nous avons tant entendu parler.

Nous atteignons rapidement le nord de l’île et la plage d’Anakena : une belle étendue de sable bordée de cocotiers. Cette plage revêt également une importance symbolique : selon la légende, c’est ici que l’ancêtre des Pascuans aurait débarqué. Le lieu rassemble également des  richesses archéologiques. Nous découvrons, émus et frigorifiés (depuis notre arrivée il tombe des cordes et la température est loin de celle de Tahiti), nos huit premiers moai. Les moai sont des status de pierre toutes différentes mais qui obéissent au même « design ». Leur base se trouve à hauteur de hanches. En principe, les bras sont tendus, et les mains, avec de longs doigts, s’étendent sur le ventre. Les têtes sont allongées et rectangulaires; les sourcils, le nez, le menton et les lobes des oreilles sont proéminents, tandis que les lèvres sont minces. Les moai, à l’exception de quelques-uns, symbolisent des figures masculines. Leur taille, très variable, va de 2 à 21 m de haut. En moyenne, ils mesurent de 5.5 à 7 mètres.
La fatigue, la pluie et le vent nous invitent à la sieste. Nous retournons donc vers notre hôtel. Nous en ressortons en fin d’après-midi, la pluie n’a pas cessé. Apres un petit tour au musée, nous nous régalons de crevettes et de poisson dans un petit restaurant qui se révèle être une excellente surprise culinaire.

Le lendemain, nous repartons à la chasse au moai. Le soleil est enfin de la partie. L’île en est transformée. Nous visitons plusieurs sites archéologiques dont le fabuleux Ahu Tongariki qui regroupe 15 moai sur leur plate-forme et le Rano Raraku, volcan dont les flancs sont parsemés de moai à differents stades de leur fabrication. Nous nous rendons ensuite au sommet du volcan Rano Kau. Nous surplombons le cratère aux allures de chaudron de sorcière. Sur les rebords du cratère, à 400 mètres d’altitude au bord d’un à-pic plongeant dans l’océan, la vue sur l’île est splendide.
Nous avons aimé la sérénité de cette île perdue où les chevaux côtoient les rares voitures, où le temps semble s’être arrêté et où pourtant la modernité est présente et le sera d’avantage dans les années à venir.