Nouvelle-Zélande : le ski… enfin s’il y a de la neige!

le ski

Après un lever à 5 heures du mat, une méga engueulade avec une hôtesse butée de Qantas, 4 heures de vol, une correspondance un peu sport … (un chien policier nous saute dessus et nous fout une honte gigantesque. Tout le monde croit que nous transportons de la drogue. En fait il vient de trouver 2 pommes venues d’Australie et interdites de séjour en Nouvelle-Zélande) … nous arrivons finalement à Queenstown.

Cette petite ville, située au sud de l’île du sud, est la capitale des Alpes neo-zélandaises. C’est pour ça que nous avons choisi de passer une semaine ici : nous voulons skier!
Nous prenons possession de notre appartement. La vue est à couper le souffle. Notre terrasse donne sur le lac Wakatipu dont la superficie dépasse les 270km2 (le lac pas l’appart, bobo d’accord mais quand même). Sa profondeur de 400m en fait un des lacs les plus profonds de Nouvelle-Zélande et son eau qui vient des montagnes est d’une rare pureté. Autre particularité: ce lac monte et descend. Il varie de 12 centimètres toutes les 5 minutes et on ne sait pas pourquoi. La légende maorie explique ce phénomène par la respiration d’un géant qui gît au fond de l’eau.

grand-voyageur Après une mauvaise nuit de sommeil attribuée à la fausse cheminée au gaz et plus largement au chauffage, phénomène qui nous était étranger depuis 4 mois, nous sautons dans nos affaires de ski puis dans la voiture direction Coronet Peak, seul domaine skiable ouvert en ce début de saison. Nous sommes bluffés par l’organisation; en moins d’un quart d’heure nous sommes équipés : skis aux pieds et forfait autour du cou. Il fait beau, il fait chaud, c’est dingue de skier en juin à l’autre bout du monde! Nous enchainons les descentes, excités comme des puces!

Nous avons bien fait d’en profiter : les jours qui suivent la température est trop douce, la neige fond et le domaine ferme. Peu importe : la nature est magnifique et nous profitons de ces jours sans ski pour faire de superbes randonnées autour du lac et dans la montagne. Le paysages sont incroyables, l’air pur et la quiétude absolue.
Et puis il y des jours où même à l’autre bout du monde la flemme vous envahit: c’est alors le moment parfait pour filer au cinéma à 3 heures de l’aprem voir Sex and the City le film. C’est bon de retouver Carrie, Miranda, Charlotte et Samantha, leurs robes et accessoires de luxe, et leurs frasques sexuelles et amoureuses.
Avec ou sans transition, une pause coiffeur « court dégradé à la fois simple et moderne » s’est imposée pour miss B. Parfois, c’est la faim qui vous envahit et alors on s’installe au Vudu, petit café qui sert de l' »organic food » au coin de la cheminée. Le cake à la carotte est une tuerie calorique. Une constante tous les matins à 8 heures : se lever, composer le 03 442 4360, écouter une boîte vocale dire que « Coronet Peak is closed and will remain closed until further notice », essuyer sa larme à l’oeil et se recoucher. Après 6 jours paisibles, mais sans ski, passés à Queenstown, notre prenons l’avion direction Auckland.

Nous nous rendons à l’aéroport et enregistrons nos bagages. Notre avion, prévu à 12h45, est annoncé avec plus d’une heure de retard. L’idée d’attendre à l’aéroport alors que la ville est à quinze minutes de voiture nous séduit moyennement. Nous demandons donc au responsable Qantas si nous pouvons nous offrir cette dernière escapade. Il est affirmatif à condition que nous soyons de retour à 13 heures. Nous prenons donc la route de Queenstown et nous installons autour d’un thé au Vudu Cafe. Nous dévorons des magazines de vieilles voitures, de décoration et l’inévitable Cosmo. A l’heure dite, nous sommes de retour à l’aéroport. Le type de l’enregistrement nous saute dessus en nous disant qu’il est désolé mais que l’avion est finalement parti à l’heure. Il nous explique qu’ils nous ont attendus, que nos noms ont été appelés au micro mais que nous n’étions visiblement pas là. Et pour cause, nous étions paisibles au bord du lac. Nous sentons le moment où les choses vont se compliquer d’autant qu’il n’y a pas d’autre vol pour Auckland opéré par Qantas. Mais comme dans un conte de fée, il nous explique que deux places ont été bookées sur une autre compagnie mais que l’avion n’est pas direct. Il nous donne 60 dollars de voucher pour la cafétéria et nous confie à une hotesse de l’autre compagnie qui nous enregistre en 2 minutes. L’avion est dans 30 minutes. Nous prenons donc un sandwich, un cookie chacun, et un carrot cake ! Seulement nous arrivons péniblement à la moitié du bon cadeau. Le caissier complète alors avec 3 paquets de chewing gum, des sucettes, 4 plaques de chocolat et une poignée d’autres gourmandises. Nous offrons une plaquette de chocolat au charmant monsieur qui nous a permis de décoller le jour J.

grand-voyageur Trois heures après, nous sommes à Auckland. Nous prenons un taxi sur les conseils du Lonely. Il nous coûte un bras de plus que prévu ! Nous nous promenons sur Queen Street jusqu’aux quais, dînons devant la TV (l’ascension de l’Everest sur Discovery Channel) et filons au casino de la Sky Tower. Le lendemain, il faut avouer qu’une grasse matinée nous scotche au lit jusqu’à 11 heures. Un petit déjeuner chez Starbucks, un tour chez un libraire pour consulter le Wall Paper Auckland et noter les bonnes adresses et nous déambulons dans la ville. Elle est assez branchée avec ses magasins fashions et luxe, ses petites rues et ses habitants plutot lookés. Nous repassons devant la Sky Tower. Nous hésitons à aller tester le saut à l’élastique le plus haut du monde …192 mètres et une chute libre de 11 secondes à 75km/h en pleine ville. Nous ne savons pas ce qui nous arrête réellement. La trouille peut-être, comme dirait un certain Monsieur Duce ? Nous déjeunons tardivement une galette jambon-fromage (pas tout à fait like in Derwin), une mousse au chocolat (presque Marie Morin) et une bière chez Pastis, un restaurant français. Nous marchons ensuite vers Ponsonby Road un peu à l’écart du centre ville.  Des ruelles bordées de maison en bois et d’arbres confèrent à ce quartier un certain charme. La soirée est consacrée aux préparatifs. Et dire que dans quelques heures nous serons de nouveau en maillot de bain dans une mer turquoise…c’est indécent. Mais tellement bon !