Un voyage extraordinaire à Myanmar

Myanmar

Nous arrivons à Yangon, capitale du Myanmar. La navette de l’hôtel nous a oublié, nous prenons un taxi : une toyota hors d’âge et limite hors d’usage. Ils sont tous comme ça, de toute manière ! Le chauffeur, souriant, nous indique les points d’intérêt de la ville.

Nous arrivons dans notre bel hôtel, au bord du Lac Kandawgyi. Notre chambre donne sur une longue passerelle en bois qui enjambe le lac. Après une courte pause dans une salle internet pour lancer le téléchargement de nos photos sur le blog, nous déjeunons dans un resto thaï désert. Nous retournons ensuite à notre internet pour nous rendre compte que le téléchargement a été interrompu : la gentillesse des birmans frôle l’ingérence. Le jeune responsable a pris l’initiative de réduire la taille des photos. Résultat : aucune photo n’a été téléchargée car une fois la taille réduite, une coupure d’électricité nous stoppe dans notre élan. C’est courant les coupures d’électricité 😉 Fatigués, nous filons à l’hôtel pour une après-midi dans les bras de Morphée. Nous dînons dans un resto chinois qui a dressé quelques tables en plastique sur le trottoir d’une avenue passante.

Le petit déj nous reconcilie avec la vie… provisoirement! A vouloir faire des économies, nous déclinons l’offre du taxi hélé par le concierge de l’hôtel et qui refuse de négocier le prix de la course. Nous avons repéré des taxis en face de l’hôtel : nous en sommes certains, le prix sera meilleur! En fait pas du tout, non seulement le chauffeur ne visualise pas notre destination mais en plus le prix est le même. C’est le moment que choisit un pigeon pour nous chier dessus (c’est le jour que Nayla a choisi pour mettre son pantalon blanc made in India : intuition féminine quand tu nous tiens!). Retour a la case hotel. Nous nous faisons une promesse : arrêter de nous compliquer la vie pour 0.5$.

Nous partons vers le centre ville pour déposer du tissu à un tailleur qui doit confectionner de jolis chemisiers à partir d’un modèle très parisien. Il occupe le premier étage d’un petit bâtiment. Les femmes cousent assises en tailleur 😉 au milieu de chutes de tissus et de vieilles Singer noires. Des souvenirs de famille nous reviennent. Nous déjeunons des mauvaises brochettes dans un pseudo restaurant coréen.

grand-voyageur Nous consacrons l’après midi à la visite du monument emblématique de la ville : la Paya Shwedagon. Cette pagode en forme de cloche est surmontée d’un stupa doré qui culmine à 98 mètres. C’est un peu leur Tour Eiffel à eux en beaucoup plus vieille puisque les archéologues estiment qu’elle remonte à la période Mon, entre le VIè et le Xè siècle. De nombreux édifices entourent ce monument. Ce sanctuaire bouddhique est très fréquenté par les moines, les nonnes et les pèlerins. La lumière et le silence invitent à la méditation. Un ballet de balais nettoyant l’esplanade offre un joli spectacle.
Une terrible envie de pizza nous conduit dans un joli jardin au bord du Lac Inya.

La matinée de notre troisième jour est tranquille. Pour le déjeuner, nous nous arrêtons dans un noodle shop bof bof. Nous rejoignons ensuite le quartier du tailleur et déambulons dans les ruelles du scott market avant de visiter la Paya Sule. Il est cocasse de voir une pagode vieille de 2000 ans cernée de batiments administratifs et de commerces qui fait aussi office de rond-point. C’est un peu leur Arc de Triomphe à eux. Nos flâneries nous mènent au bord du fleuve. Des hommes jouent à se faire des passes avec un ballon en osier; leur danse pleine d’adresse nous fascine. Des bateau bus attendent d’être pleins pour reconduire les travailleurs chez eux. Une nouvelle envie de pizza. A l’hôtel, un billet doux a été glissé sous notre porte : demain, notre avion est encore plus tôt que ce que nous pensions : décollage à 6h30.

grand-voyageur Nous arrivons à Bagan, zone archéologique de 42 km2. Il s’agit d’une plaine arride dans laquelle furent érigés plus de 4000 temples entre le XIe et le XIIIe siècle. Plus de 3000 sont encore debout aujourd’hui. Cet endroit magique se visite surtout en carriole à cheval ou à vélo.
La carriole numéro 178 nous emmène sur des chemins de terre à la découverte des principaux temples. Nous sommes seuls. Nous visitons ces merveilles architecturales, parfois guidés par le maître des clés.  L’un d’eux, un jeune homme simplement vêtu d’un sarong, est fier de nous conduire à travers un dédalle de couloirs et d’escaliers sombres jusqu’à la terrasse principale. Il nous faut nous plier.  Le spectacle de la haut est à couper le souffle. Le jeune homme, pour nous impressionner, grimpe pieds nus au sommet du temple. Dans une autre pagode, nous prenons le temps d’admirer les peintures murales représentant Buddha. Des enfants, voulant nous vendre quelques souvenirs “pas chers” nous suivent et commentent les statues de Buddha. Une petite fille nous dit qu’elle va nous montrer la statue du petit Buddha qui dort. Au détour d’un couloir et alors qu’elle aperçoit un autochtone endormi, elle s’écrie malicieuse : “petit buddha qui dort”! La statue est autrement plus belle. Nous remontons en carriole direction le fleuve Ayeyarwady. Nous embarquons sur un “long boat” pour nous imprégner de la vie du fleuve et approcher ces villages de pêcheurs disséminés sur quelques bancs de sable. La misère est palpable. Des enfants cachés derrière des filets de pêche nous crient des “hello”, comme inconscients de la vie qui se joue ici.  Des barges passent à un rythme peu soutenu. Deux hommes postés à l’avant sondent à l’aide de tiges de bambous peintes en rouge et blanc la profondeur du fleuve. Quelques petites navettes en bois dans lesquelles s’entassent moines et vélos font la liaison entre les deux berges. Le temps paraît s’etre arrêté à Bagan. Une chose est sûre. Si le pays venait à changer de régime dans les années à venir sous la pression internationale, il s’ouvrirait alors au tourisme. C’est peut-être les dernières années pour découvrir le Myanmar dans ces conditions de solitude.

grand-voyageur Le lendemain nous avons prévu d’aller au Mont Popa à une cinquantaine de kilomètres de Bagan. Nous nous sommes entendus avec un homme posté avec sa petite voiture pick up bleue devant le porche de l’hôtel pour un départ à 9 heures. Quand nous sortons de l’hôtel c’est comme si tout les habitants du village que nous avions croisés la veille s’étaient donnés rendez-vous pour nous saluer et nous proposer leurs services. Nous sommes en famille. L’homme à la voiture est venu avec son neveu, un “good driver”. Ce n’est pas en lui que nous n’avons pas confiance mais en sa voiture Playmobile. Une Mazda, modèle inconnu. Les deux hommes prennent place sur des sièges en bois à l’avant de la voiture tandis que nous nous faisons face à l’arrière dans des conditions similaires. Nos jambes se touchent. Le voyage promet d’être épique. La voiture pétarade et file à 40km/h. Nous pensons que son moteur ne tiendra jamais, surtout lorsque nous finissons par aborder en première des lacets de montagne. A moins que ce ne soient les roues vu l’état des routes. Petite frayeur en haut d’une côte. Ce n’est finalement qu’un changement de bidon d’essence dans lequel le conducteur replonge sans tarder un tuyau transparent. Des jeunes passant dans un taxi collectif plus rapide nous jettent de l’eau, pour rire.

Au bout de deux heures, nous arrivons incrédules au mont Popa qui domine la plaine de Myingyan du haut de ses 737 mètres. Au sommet se niche une pagode. Nous grimpons marche par marche entre les vendeurs ambulants. Des singes s’amusent sur les marches. Parfois à faire peur aux touristes et pèlerins en tentant de leur chipper une casquette ou une bouteille d’eau. Le temple n’est finalement pas ce que nous pouvons appeler une prouesse architecturale. La vue est certes belle. Pour quelques dollars et moyenant un don, une plaque avec le nom et la ville du donateur peut être apposée devant un autel. Nous trouvons l’idée drôle. Nous recroisons le groupe de jeunes qui nous avaient lancé de l’eau. Ils nous demandent de prendre des photos avec eux. Nous les sermonons un peu et refusons. Deux allemands se joignent à l’explication et nous échangeons quelques informations sur le voyage. Nous nous quittons presque amis.

grand-voyageur Notre chauffeur nous attend. Au bout de quelques kilomètres, il nous fait le coup de la panne. La vraie. Boite “séquentielle” boîte à sardines à 6 rapports cassée. Il soulève le tapis plastique sous ses pieds. Deux tiges disjointes, cela ne semble pas de bonne augure. Sans manifester la moindre émotion, il ouvre le capot et reste évasif. Parcourt une dizaine de mètres sur la route en se frottant la tête, tente de chercher de l’aide. Revient. Nous ne parvenons pas à nous comprendre. Il arrête une voiture et griffonne un mot sur un vieux papier journal qu’il tend au chauffeur. Nous attendons sous un soleil de plomb. Nous décidons finalement de laisser l’homme à sa mécanique et arrêtons les rares voitures qui passent. Soudain, une Jeep verte surgit avec les deux allemands. Nos cris les arrêtent. Ils acceptent de nous reconduire à Bagan. Sauvés. Nous laissons tomber comme une vieille chaussette notre chauffeur et celui d’un mini van qui était venu nous dépanner. La jeep fend l’air. Un temps nous avions renoncés au confort bobo, ça nous apprendra! L’après-midi est plus sereine et c’est à vélo que nous repartons sur les chemins de terre découvrir d’autres temples. La lumière est belle, nous sommes encore seuls. Nous escaladons un temple pour admirer le coucher de soleil sur la plaine. Le vol du lendemain est à 7 heures.

Nous nous posons au Mandalay International Airport. Ils sont tous “internationaux” ces aéroports de campagne même si aucun avion étranger ne s’est jamais posé et que les seules liaisons possibles sont Yangon-Bagan-Heho-Mandalay. En boucle matin et soir.
Le réceptionniste de l’hôtel de Yangon qui y était né et y avait fait ses études de francais, nous avait prévenus : “Hot Mandalay, Hot”. Pas au sens du lapin Playboy. A Mandalay il fait chaud, très chaud, trop chaud. Notre première journée est consacrée à la visite du Palais Royal, enfin plutôt de sa pâle reproduction puisque le palais d’origine a été détruit lors de la guerre en 1945. Cet édifice se trouve à l’intérieur de murailles de 8 mètres de haut bordées de douves. Un sentiment de tristesse s’empare de nous à la vue de ce lieu dorénavant sans âme. Nous comprenons vite que marcher est pénible, que trouver un cyclopousse ou un taxi relève de l’exploit après une certaine heure et que le personnel de l’hôtel, après nous avoir posé 30 questions sur nos intentions, en trouve moyennant commission. Pour être libres, une mobylette s’impose. Nous en demandons une à l’hôtel mais tout est si compliqué que nous décidons de la trouver nous-même. Nous avons une piste dans la rue du Nylon Ice Cream bar.

grand-voyageur Le lendemain matin nous hélons un cyclopousse. Un vieux monsieur charmant nous fait monter dos à dos sur son engin. Nous avons peine à le laisser pédaler sous cette chaleur. Lui est content. Il semble cultivé et en connaît un rayon sur les pays étrangers alors qu’il nous avoue ne jamais être sorti du Myanmar. Quelques birmans parviennent illégalement en Thaïlande. Guère plus loin. La mobylette louée, nous nous laissons avaler dans le flot de la circulation direction le monastère de Kyaunng Shwe in Bin. Il est installé au bord d’une petite rivière traversée par un vieux pont en bois. Nous sommes dans le quartier des moines. Nous surprenons deux d’entre eux en train de lire un journal de foot. Un autre indique son chemin à une vendeuse de balais. En passant devant le monastère Kyaung Mae Soe Yein Nu, plus en retrait de la rivière, un jeune moine nous interpelle de loin. Il semble désireux de communiquer avec nous. Nous passons la grille d’entrée, enlevons nos chaussures et le rejoignons. Des vieux batiments donnent sur une cour. Nous sommes dans une école. Il nous invite à nous assoir sur des planches de bois surélevées, sous un abri. Une dizaine de moines se rapprochent. Leur premiere question porte sur la différence entre nos deux pays. Puis les questions s’enchainent. Nos échanges durent deux heures. Le moment est unique, mais nous devons les quitter. Nous revenons vers le palais et nous lançons à l’assaut des 230 mètres de la colline de Mandalay. La mobylette peine, obligeant Miss B. alias “Diabolo” à descendre et Romain alias “Satanas” à tourner à bloc la poignée de gaz. Le sanctuaire ne retient notre attention que quelques dizaine de minutes. Au pied de la colline, nous faisons une halte à la Paya Kuthodaw entourée de 729 stèles de marbres installées chacune dans un petit stupa. Elles sont la gravure des 15 livres du Tripitaka. On estime qu’à raison de 8 heures par jour, il faudrait 450 jours à une personne pour en lire la totalité. Ces dômes blancs dans la lumière donnent un sentimement de quiétude. Nous croisons de jeunes nônes de six voire sept ans au détour d’un chemin, toute de rose vêtues. Elles transportent les ordures ménagères dans un panier d’osier. Nous rentrons à l’hôtel. Le personnel à l’entrée nous prend manifestement pour des fous, avec une pointe d’admiration.

grand-voyageur Le lendemain nous décidons d’aller à 12km de Mandalay, à Amarapura. Le pricipal centre d’intérêt de cette bourgade est le pont U-Bein, passerelle en teck de 1,2km construite dans les années 1830. La route est encombrée et les indications rares. Un homme en scooter, à qui nous demandons notre chemin, nous indique de le suivre. Il semble aller au même endroit que nous. Dans Amarapura, face à une station de train que nous souhaitons photographier, nous lui faisons un signe de la main pour le remercier. Il est distant de 50 mètres. Il continue à faire des signes. Je gare la mobylette pendant que Nayla se prépare à photographier la scène. Des hommes chargent des sacs de charbon. L’homme fait demi-tour et file vers Nayla. Il est bien habillé, petite chemise bleue qui pourrait faire penser à un fonctionnaire. Il se plante devant elle et lui dit calmement : “U-Bein bridge, this way”. Nous pensons aussitôt que ces ouvriers effectuent un travail forcé qu’il est interdit de photographier. Et puis les questions nous assaillent : qui est-il? nous suivait-il ? Bizarre. Le pont est majesteux avec ses longues jambes en bois. Nous le parcourons croisant vendeurs ambulants, moines, bicyclette, femmes revenant des champs et groupe de “Pintades”. Une “Pintade” c’est un ou une touriste voyageant en bus climatisé, souvent en short Quecha, peu respectueux des traditions locales et qui parle fort pour bien montrer qu’il voyage bien ! Une fois sur l’autre berge, nous effectuons la traversée inverse en bateau. Il fait très chaud et nous avons faim. Trouver de l’essence pour la mob s’avère compliqué. Nous retournons à Mandalay à la recherche d’une piscine laissant la visite des cités anciennes pour un autre voyage ! La piscine municipale nous coûte 100 kyats. Le bassin est plein à craquer. L’eau est surtout jaunâtre. Nous tournons les talons. L’hôtel de luxe voisin a lui aussi une piscine. A 7 dollars l’entrée, nous faisons de même. Nous retournons à la Paya Kuthodaw pour la photographier au soleil couchant. Un moine novice revise, carnet rouge à la main. Nous engageons la discussion. Il a fait des études pour devenir avocat. Mais il hésite à devenir moine. Il est érudit pour son âge. Lui aussi souhaite connaître les moeurs de notre pays. Ses mots contre le pouvoir en place au Myanmar sont durs mais ne sont que la réalité de ce que nous avons ressenti.

grand-voyageur Le vol du lendemain nous emmène à Heho, porte d’accès au Lac Inle. L’aéroport de campagne voit se poser le vol Air Bagan W009. Nous partageons un Taxi avec un brésilien et une française installés à Bali. Nous partageons nos sentiments sur le pays. Après une heure de route, 12 dollars de taxi et 6 de droit d’entrée au site, nous sommes à Nyaungshwe. Nous finissions le trajet en long boat. Il emprunte des canaux sur lesquels nous croisons de frêles barques qui se frayent un passage au milieu des jacinthes. Des maisons sur pilotis se dressent dans ce paysage, éparses. Au bout du canal, nous arrivons sur le lac (22km de long et 11km de large). Malgré le bruit du moteur, le calme est palpable. Des pêcheurs lancent leurs nasses en osiers. Ils rament pour se déplacer en se tenant debout à l’arrière de leur barque sur une jambe, l’autre enserrant une pagaie. D’autres habitants récoltent des algues qui serviront d’engrais à leurs cultures de tomates ou de riz. Le lac est le poumon des 17 villages qui le bordent. L’hôtel est immense mais vide. Notre petit bungalow sur pilotis a une vue sur tout le lac. Nous marchons sur une route défoncée vers le village de Kaung Daing. Nous sommes au coeur de la campagne profonde. Cinq tables, une pub sexy pour de la bière, trois autochtones regardant dans le vide, un wok géant rempli d’huile au dessus d’un feu et une patronne de 1m 60 avec des cheveux de 1m20, il nous en fallait pas plus pour nous attabler pour le déjeuner. Les nouilles sautées nous ravissent. Après avoir trouvé un bateau pour le lendemain pour parcourir le lac et appréhender ses richesses, nous partons faire une longue marche direction les sources chaudes. Encore un fol espoir de baignade. Après 1h30 de marche, nous apercevons un complexe qui a dû être moderne le jour de sa construction. Nous nous offrons une grimpette jusqu’à un sanctuaire. De jeunes femmes s’occupent de fleurir les différents autels. La vue est belle. D’un côté le lac, de l’autre des montagnes. Nous rentrons à l’hôtel poser nos affaires et faire un petit break. Nous décidons pour le dîner de repartir vers le village situe à 20 minutes de marche de l’hôtel. La nuit est tombée. Nous demandons à la reception de nous louer des vélos. Trop cher et trop compliqué. Nous sortons de l’hôtel et tombons nez à nez avec un local qui nous propose de nous louer des vélos. Nous dînons à côté d’une table de jeunes passablement éméchés au Royal whisky. Que faire d’autre dans ce village que de boire après tout. D’autres jeunes sont attablés dans une échoppe voisine ou la télé crie à tue tête. Nous rentrons sans encombre. Le loueur à qui nous demandons s’il vend des bananes nous offre un régiment de son jardin. C’est jamais mauvais une banane !

grand-voyageur Le lendemain, nous partons en long boat à la decouverte de la vie du lac. Les pêcheurs sont aussi fascinants que la veille. Notre guide nous conduit dans différents villages sur pilotis. Ainsi nous découvrons l’artisanat local : tissage, bijoux, ombrelles. Un autre temps. Nous visitons la paya Phaung Daw Oo, site religieux le plus sacré de l’état Shan. A côté du temple, des embarcations richement décorées avec deux canards géants en or en guise de proue sont entreposées. Elles servent aux processions au cours desquelles 4 statues du temple effectuent un voyage annuel sur le lac. Apres le déjeuner, nous nous rendons à Ywama connu pour son marché flottant. Mais nous attendons avec impatience la visite du Nga Hpe Chaung, le monastère des chats sauteurs… (Cf article sur le monastère). La lumière sur le lac se fait douce. Il est temps de rentrer. Nous rejoignons la famille du loueur de barque dans la maison en bois. Ils nous invitent à prendre le thé. Nous parlons un peu. Puis notre soirée se déroule de la même manière que le jour précédent.

Le taxi nous attend. Il est encore tôt. Nous prenons un vol de retour vers Yangon. La navette de l’hôtel nous a oublié, comme à son habitude. Tant pis nous sommes rôdés maintenant. Il nous reste deux jours et nous nous débrouillons pour trouver des activités pour tuer le temps. La balade sur le pont en bois du lac kandawgi au coucher du soleil vient clore notre escapade birmane.